
En compagnie de Frédéric Lopez, l'acteur a passé deux semaines à 4.000
mètres d'altitude en terre inconnue.
| Tweet |
En compagnie de Frédéric Lopez, l'acteur a passé deux semaines à 4.000 mètres d'altitude en terre inconnue.
Gérard Jugnot rêvait de farniente et de chaleur. Il s’est retrouvé à faire du vélo en mâchant de la coca au milieu d’un désert en Bolivie. A près de 4.000 mètres d’altitude, le comédien qui ne voulait absolument pas craquer a vécu quinze jours intenses en émotions avec les Chipayas, l’un des plus anciens peuples de la cordillère des Andes. Frédéric Lopez nous en dit plus sur l’invité de ce dixième Rendez-vous en terre inconnue.
Connaissiez-vous bien la Bolivie?
Frédéric Lopez. - Pas vraiment. L’histoire de ce pays et celle des Chipayas m’ont drôlement impressionné. Depuis l’arrivée d’Evo Morales au pouvoir, ce peuple qui a longtemps été méprisé se sent écouté. On est venu à un moment très fort de leur histoire, où ils peuvent revendiquer leurs traditions et leur culture avec fierté.
Pourquoi Gérard Jugnot?
Ça fait longtemps qu’il piaffait pour faire l’émission. C’est même avec lui que j’avais tourné un pilote dans le désert, en Mauritanie, il y a six ou sept ans. Je ne le connaissais pas bien, mais il m’avait fait confiance alors que ce programme n’intéressait pas grand monde. Le sujet n’a pas été diffusé et ça tombe bien, puisque ça m’a permis de repartir avec lui.
Quel invité a-t-il été?
Il n’est jamais tombé dans la complaisance ou dans le sentimentalisme à deux balles. Je l’ai trouvé très concerné, réactif. Il n’arrêtait pas de répéter "Oh, la vache! C’est insensé". On s’est retrouvés vraiment dans un petit bout du monde avec les Chipayas qui vivent sur une terre où il n’y a rien. Jugnot a justement été touché par de petites choses.
A la fin du voyage, il pique une colère surprenante…
(Rires.) Oui, c’est étonnant de le voir taper du pied et trépigner d’un seul coup. Il redoutait plus que tout le sentimentalisme et il m’avait prévenu qu’il ne pleurerait pas. Je n’attends rien de particulier des invités, mais on voit que Gérard Jugnot repousse beaucoup l’émotion. Il s’en tire souvent par une vanne. A un moment, la situation a été trop forte et a été au-delà de sa pudeur. Ça l’a mis en colère contre lui-même.
La périodicité de l’émission va-t-elle évoluer?
Non, on reste sur trois numéros par an. C’est tout de même huit mois de travail par programme, et comme on est perfectionnistes à la limite de la folie, ça suffit. Et puis, l’air de rien, c’est à chaque fois très brutal émotionnellement de dire "au revoir".
Solenne Marion
4 septembre: 21h30 LA UNE Rendez-vous en terre inconnue: Gérard Jugnot
Tags: Gérard Jugnot, Frédéric Lopez, Rendez-vous en terre
Sélection moustique
Les plus lus
Articles récents
Se connecter pour ajouter un commentaire