
Cinquante ans après leur naissance, les victimes du médicament
réclament toujours réparation.
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Cinquante ans après leur naissance, les victimes du médicament réclament toujours réparation.
La scène s'est déroulée en novembre 1962 et nombreux sont ceux qui s’en souviennent encore. Lorsque le jury de la cour d’assises de Liège prononce l’acquittement des cinq prévenus, la foule massée sur la place Saint-Lambert accueille le verdict avec des cris de joie. Sur le banc des accusés, une famille comparaissait pour le meurtre de leur fille, née sans bras et sans anus. Elle s’appelait Corinne et sa mère avait eu le malheur de prendre du Softenon pour lutter contre les nausées du début de sa grossesse.
Elaboré par une firme allemande de cosmétiques, ce tranquillisant vendu sans ordonnance, et mieux connu sous le nom générique de thalidomide, a provoqué des milliers de malformations et autres lésions aux yeux, aux oreilles et aux organes internes des nourrissons. Du procès retentissant de Liège aux dernières tentatives de condamnation, le sujet de ce soir multiplie les allers-retours entre le passé et le présent afin de poser les questions qui restent encore aujourd’hui sans réponse.
Pourquoi le laboratoire allemand a-t-il mis autant de temps avant de s’apercevoir des effets secondaires dévastateurs de son célèbre tranquillisant? Comment se fait-il que le médicament était toujours en vente en Belgique après son interdiction à l’étranger? Et pourquoi les victimes belges ont été mal ou peu indemnisées alors que leurs voisins de Grande-Bretagne touchent près de 60.000 € par an en guise de compensation? Près d’un demi-siècle plus tard, le magazine d’enquêtes de La Une revient sur ce scandale planétaire pour tenter d’expliquer l’inexplicable.
Avec ses images d’archives, ses coupures de presse et les commentaires avisés de médecins, d’avocats ou d’historiens, mais aussi et surtout les nouveaux témoignages des dernières victimes belges. Comme Dominique Crèvecoeur, qui est devenu prêtre, Martine Olivier qui a fondé son association ou Pierre Marcoux, père heureux de quatre enfants (photo). Mais l’interview la plus marquante de ce soir est sans conteste celle de Monique Coipel, la tante de la petite Corinne, qui était présente dans le box des accusés en 1962. A l'aube de la cinquantaine, ces derniers enfants du Softenon témoignent de leur passé, de ce handicap singulier et de leurs difficultés d'adulte face à une vieillesse prématurée et incertaine. Sans compter cette attente interminable avant un premier geste de la part de l’Etat belge…
Harold Nottet
20 octobre: 20h20 LA UNE Devoir d'enquête: Les bébés Softenon ont 50 ans
Tags: Devoir d'enquête, Softenon
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quel étonnement,quand j'ai ouvert mon magazine "ciné revue",de voir cet aticle sur deux pages à propos du softenon,ainsi que la photo de Monique et son mari. J'ai vu aussi que Monique a écrit un livre à ce sujet.J'ai très bien connu cette famille,qui m'avait mise dès le début de notre rencontre au"courant"de leur "malheureuse histoire",et je suis sûre que j'aurais fait la même chose si j'avais été dans le cas.Heureusement pour moi,j'ai eu 4 beaux enfants tout-à-fait "normaux".J'ai courtisé quelques années avec le cousin de Monique(Philippe),et dernièrement j'ai tenté de les "retrouver",pour avoir des nouvelles,mais sans succès...Si un membre de la famille désire me contacter,j'en serai très heureuse.Pour conclure,je souhaite à Monique beaucoup de succès avec son livre,et courage pour la suite du combat
par salingue brigitte à 30/04/2011 23:43