
Le champion de Master Chef sortira ce soir du four de TF1.
Premier bilan de cette cuvée 2010.
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Le champion de Master Chef sortira ce soir du four de TF1. Premier bilan de cette cuvée 2010.
Plus que quatre aspirants Master Chef. Et vers 23h30, en direct, plus qu'un. Le ou la meilleure de 18.000 cuisiniers amateurs, sorti vainqueur d'une succession d'épreuves dingues. A l'heure d'écrire ces lignes, on ne connaît que six des noms susceptibles de former le dernier carré: après l'abandon inopiné d'Audrey, restent Virginie, Cyril, Romain, MArine, Anne et Agathe. A qui les 100.000 €, six mois dans une grande école de cuisine et l'édition d'un livre? Cela ne nous empêche pas de tirer un premier bilan du marathon culinaire mitonné par TF1.
Audiences. Toutes proportions gardées, le téléspectateur belge a été plus assidu que le téléspectateur français. Plus de 400.000 Belges (30 % du public) ont avalé les 2 heures 30 hebdomadaires. En France, la sauce a pris moins vite. Et les audiences n'ont pas passé la barre des 5 millions, ce qui est moyen pour TF1. La finale devrait, chez nous comme chez nos voisins, relever le résultat.
Points forts. Vexée par le flair et le succès du Top Chef de M6 (également plébiscité sur RTL-TVI), TF1 a mis le paquet (de fric et d'inventivité) pour que Master Chef soit une réussite. Et c'est le cas. Cadre imposant superbement équipé et aménagé. Epreuves variées et scénarisées de manière créative dans des lieux aussi inattendus que prestigieux. Master Chef s'est montré plus inspiré que Top Chef. Puis, TF1 annonçait "une expérience forte entre émotion et tension". Promesse tenue.
Points faibles. Le casting des cuisiniers amateurs et du jury a été moins porteur que celui de Top Chef. Là où le jeu de M6 respirait l'humanité en alternant les séquences des candidats dans et hors du jeu, TF1 ne mélange pas. On est à fond dans la compète, sans envie de s'enticher d'un candidat plutôt que d'un autre. A l'écrémage final, ne restent que l'immense tension du jeu, les crises de larmes ou de nerfs. D'autant qu'il y a le jury, loin d'être un trio de bonnes pâtes. Composé du chef étoilé Frédéric Anton, du maître-queux Guy Camdeborde et du pédant critique culinaire Sébastien Demorand, il a vite été jugé "sans charisme", "agressif", "injuste", "inhumain". Si cela a pu faire gagner et fidéliser des téléspectateurs, cela en a fait perdre tout autant.
Bilan général. Une demi-réussite et une recette à ajuster. Moins de piment d'Espelette, plus de mœlleux, de liant et de finesse. Car la cuisine, derrière ou devant les fourneaux, est un plaisir et doit le rester.
Fernand Letist
4 novembre: 20h45 TF1 Master Chef, la finale
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