
L'écume médiatique actuelle qui ne jure que par le buzz fait passer
Gérard Depardieu pour un bibendum malpoli, aviné et déserté par le
talent.
| Tweet |
L'écume médiatique actuelle qui ne jure que par le buzz fait passer Gérard Depardieu pour un bibendum malpoli, aviné et déserté par le talent.
C'est aller un peu vite et malhonnêtement en besogne. Pour s'en rendre compte, il suffit de revoir le Un jour, un destin que lui consacrait en 2009 Laurent Delahousse. Comme toujours, le mag ne se laisse pas emprisonner dans les clichés, raccourcis et jugements péremptoires, mais nous introduit dans la chair, la tête, l'instinct, les contradictions de celui qui fut le plus extraordinaire des Cyrano de Bergerac.
Un petit gars dans le besoin, bousculé par la vie, devenu le voyou de Châteauroux avant de se métamorphoser en acteur de génie. On suit pas à pas cet itinéraire foudroyant. Entre coups de gueule, de gnôle et du sort qui vous burinent un homme. Et ont façonné un Gérard ingérable à vie, un monstre de cinéma polymorphe, toujours à fleur de peau. Vu sous cet angle, on ne peut refuser au pachydermique Depardieu quelques circonstances atténuantes pour ses excès. Il suffit de plonger au fond du regard de Gérard, dans cette pupille noire et profonde où les morts passent. Comme Jacky Merveille son fusionnel ami d'enfance, comme Patrick Dewaere son double suicidaire ou son fils Guillaume Depardieu à propos duquel il attendra des années un coup de téléphone funeste. Une vie de tragédies alors que Gégé aurait tant voulu, par son humour, sa désinvolture, son talent, en faire une comédie permanente. Pour comprendre Depardieu, il faut plonger dans ses blessures secrètes habilement dévoilées par le magazine de France 2. - F.L.
22h35 FRANCE 2 Un jour, un destin: Gérard Depardieu: blessures secrètes
Tags: Un jour un destin, Gérard Depardieu, Laurent Delahousse, Patrick Dewaere
Sélection moustique
Les plus lus
Articles récents
Se connecter pour ajouter un commentaire