
Barbara Louys et Thomas Van Hamme ne se sont pas rendus à Paris par
hasard. Un homme d'affaires belge nommé Philippe Lhomme les y attendait
pour évoquer le défi qu'il s'est lancé en 2005: prendre les commandes
du célèbre Crazy Horse, véritable symbole de l'érotisme et du charme "à
la française".
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Barbara Louys et Thomas Van Hamme ne se sont pas rendus à Paris par hasard. Un homme d'affaires belge nommé Philippe Lhomme les y attendait pour évoquer le défi qu'il s'est lancé en 2005: prendre les commandes du célèbre Crazy Horse, véritable symbole de l'érotisme et du charme "à la française".
En s'aventurant dans ce lieu mythique, nos animateurs ont feuilleté les pages d'une jolie histoire, caressant soixante années de shows, de paillettes et d'audace.
En 1951, lorsque Alain Bernardin transforme son amour pour les femmes et les Etats-Unis en saloon à strip-tease, il ignore que son idée va susciter un engouement intemporel. Il pose ses valises dans le sous-sol d'un immeuble bourgeois de l'avenue George V. Le Crazy Horse voit le jour, empruntant son nom à un chef indien du 19e siècle. Si les effeuilleuses attirent les foules et que la beauté des corps enflamme les spectateurs, le strip-tease ne constitue pas l'unique charme du lieu. Pour ne pas lasser le public et le faire mousser, Bernardin prévoit des pauses musicales ou humoristiques. Un certain Charles Aznavour, par exemple, y fera ses premiers pas.
La suite? Des années 60 qui voient déferler la Nouvelle Vague et, succès oblige, poussent notre homme à imaginer le Crazy comme un cabaret à la personnalité unique. Les numéros deviennent de véritables tableaux vivants. Le "topless" reste le fil conducteur, à la fois assumé et admirable de pudeur, emballé dans des chorégraphies qui laissent rêveur. Chaque fille reçoit un nom de scène. Les décennies suivantes ne feront qu'accentuer le triomphe d'une sensualité chantée, dansée et réservée aux noctambules à l'âme glamour.
Le suicide, en 1994, d'Alain Bernardin n'y changera rien. Ses successeurs font venir Arielle Dombasle, Pamela Anderson ou encore la diva Dita Von Teese pour faire briller de plus belle l'image du cabaret. En 2001, à l'occasion du 50e anniversaire du Crazy, un spectacle traverse l'Atlantique pour aller titiller les lumières de Las Vegas. Quelques années plus tard, quand notre Belge en devient le propriétaire, il élargit encore les frontières de la gloire: une enseigne Crazy Horse voit le jour à Singapour. Toujours au nom de "l'art nu" cher au fondateur. Avec, aussi, cette indéfectible obsession de la qualité. "C'est cela qui rend le Crazy Horse si unique, dans un monde où la nudité et la sexualité sont trop souvent galvaudées ou banalisées", affirme Philippe Lhomme. Et on le croit, par tous les seins!
Nicolas Balmet
17 décembre: 20h15 LA UNE C'est du belge au Crazy Horse
Tags: C'est du Belge, Crazy horse
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