
Dans Plus si affinités, il fait toutes sortes d'amoureux devant Mathilda May qui fait toutes sortes d'amoureuses.
Vous ne connaissiez pas Mathilda May avant de travailler avec elle?
Pascal Légitimus. - Non, je la connaissais au cinéma, pour moi, c'était un peu une icône.
Une icône?
Oui, pourquoi?
Elle était si inaccessible?
Oui, elle faisait partie de ces gens... Tu sais, quand on est belle, qu'on a une espèce de réputation...
Vous vous êtes dit que ce ne serait jamais pour vous?
D'un point de vue professionnel, elle n'était pas dans ma vibration. Le cerveau a des automatismes, du genre "je ne serai jamais président de la République".
Ne dites jamais jamais, Pascal. Regardez ce qui est arrivé aux Etats-Unis!
C'est vrai, cette année, ils l'ont prouvé! Quand j'ai croisé Mathilda la première fois, c'était dans le couloir d'une télé. Elle était là pour un film avec Yves Montand, Trois places pour le 26 de Jacques Demy. Et moi, j'étais là avec les deux autres (Bernard Campan et Didier Bourdon des Inconnus - NDLR) pour une émission de Patrick Sébastien. Je lui ai dit "bonjour" et elle me fait un petit "bonjour" du bout des lèvres, d'un snobisme, la tête haute, genre "je ne parle pas aux manants". En fait, elle était très timide. Puis, je l'ai revue une autre fois, à la sortie d'un concert de Kool And The Gang, je crois, et même chose...
Elle se la raconte ou quoi?
Oui, je pensais ça aussi. Et puis, un jour, elle m'a contacté. C'est une vengeance.
Votre spectacle, c'est un catalogue de toutes sortes de rencontres amoureuses. Vous, vous n'êtes pas le mec d'un soir.
Heu... Si je vais vers quelqu'un, c'est que j'ai identifié que c'est bon pour moi et si c'est bon pour moi, il faut que je récidive. Franchement, en trente ans de vie affective, la moitié des gens que j'ai côtoyés sont encore des amies. Je suis un grand affectif. Pour résumer, vous me mettez une femme à poil dans mon lit - si je ne la connais pas, si je n'ai pas parlé un peu avec elle, si je ne l'ai pas reniflée -, je ne vais pas bouger.
C'est difficile à croire! Ça dépend qui est la fille évidemment.
Non, vous me mettez Naomi Campbell dans mon lit, je ne vais pas bouger.
Mais non!
Mais si! Pourquoi je ne vous dirais pas la vérité? J'ai le sens du respect. J'ai été élevé comme ça. Je ne suis pas l'Antillais classique, le bon vivant qui picole, qui boit, qui se drogue, qui fait la fête.
Vous êtes d'un ennui...
La preuve! Non, j'aime bien manger, mais je me régule parce que j'ai envie de vivre longtemps. Pour aller loin, il faut ménager sa pirogue.
Vous êtes devenu méchant quand Voici vous a prêté une relation avec Mathilda May.
En même temps, être le petit copain de Mathilda May, il y a pire. Ça faisait trois ans qu'on travaillait ensemble. J'allais chez elle, il y avait son mec. Elle venait chez moi, il y avait ma compagne. Ils ont choisi ce moment-là, un mois avant qu'on ne joue, pour nous photographier. Comme par hasard, elle était la compagne de Richard Atias qui, deux mois plus tard, se marie avec Cécilia Sarkozy. On se demande: c'est quoi l'embrouille? Je crois que ça a été monté pour qu'il puisse se marier tranquille.
Mais c'est presque une affaire d'Etat!
Ah ben, attendez, c'est comme dans les films. Ce n'est pas allé très loin, cette histoire, mais ce qui m'embêtait, c'est qu'on parlait plus de cette histoire que du spectacle.
C'est le prix à payer pour la célébrité.
Oui, mais je fais très attention avec ma vie privée.
Oui, mais bon, vous n'êtes pas souvent dans Voici.
C'était la deuxième fois. La première, c'était très sympathique. La deuxième fois, c'était très people. Mais moi, j'ai la vengeance longue...
Un peu vaudou!
On va dire ça.
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