
Ils sont à Cannes pour RTL et la RTBF. Ils racontent...
Est-ce vrai que vous n'avez qu'un smoking pour deux?
Nicolas Buytaers. - C'est vrai, c'est le mien. En fait, j'en ai deux et j'en prête un à Hugues. On a la même taille. Mais si je peux balancer, Hugues doit quand même laisser le dernier petit bouton ouvert.
Hugues Dayez. - C'est tout à fait exact. Comme on a à peu près la même taille, Nicolas me file un de ses smokings, puisqu'il en a deux. Cela veut dire que si une fille, scandalisée par ses questions, lui renverse un verre sur son smoking, je lui rends immédiatement le mien qui est le sien.
A quel hôtel logez-vous?
N.B. - Je ne suis pas dans un hôtel, je suis dans un appartement que je partage avec Gaëtan, caméraman avec qui je fais Cannes depuis longtemps.
H.D. - Je suis au Citadine. Ma chambre est aussi glamour qu'une chambre d'hôpital sans les perfusions.
Avez-vous déjà découché?
N.B. - Oui, mais bon… oui. Je suis rentré d'une soirée à 7 heures du matin, je me suis brossé les dents et je suis directement passé sur Bel RTL.
H.D. - C'est rigoureusement impossible, j'ai des horaires monastiques. A minuit, tout doit être éteint. Si je découche, je suis foutu… Discipline! Arbeit!
Avez-vous déjà conclu avec une consoeur?
N.B. - Non, jamais dans le milieu. Enfin, à Cannes, non. A Bruxelles, oui. Je viens d'abord à Cannes pour travailler.
H.D. - Jamais. Quand je dis horaires monastiques, c'est aussi vie monastique.
Votre plus grosse cuite à Cannes?
N.B. - L'année dernière à la Terrasse Martini, c'était en fin de festival, le dernier soir, je tiens à le dire. On a fait un aller et retour de carte: on prend tous les cocktails de la carte, du haut vers le bas et du bas vers le haut.
H.D. - Je suis désolé, mais à part trois verres de mousseux à la Fête des Belges, à laquelle on est obligé de passer comme à une fête de famille, je n'ai pas assez de temps pour me bourrer la gueule.
Cannes, c'est comme les colonies de vacances, on retrouve les mêmes que l'année d'avant?
N.B. - Oui, on retrouve toujours les mêmes aux mêmes endroits, aux mêmes terrasses, aux mêmes places dans la salle.
H.D. - On retrouve toujours la journaliste roumaine qui dit "J'ai très apprécié votre film", avec le modérateur qui dit "La question, Madame". Et la journaliste roumaine poursuit "Et je trouve que ce film est terriblement émouvant et terriblement magnifique". Et le modérateur: "La question, Madame". On assiste à ce genre d'histoires…
Quel est le journaliste belge que vous évitez à tout prix à Cannes?
N.B. - Aucun, on s'entend tous, et ce n'est pas de la langue de bois.
H.D. - Nicolas Buytaers que j'évite parce qu'on n'a pas vraiment les mêmes horaires et que j'aimerais voir plus car on s'entend fort bien.
Votre pire connerie à Cannes?
N.B. - Je suis très tête en l'air, mais jusqu'à présent, je ne crois pas avoir fait de conneries.
H.D. - J'ai demandé à Lauren Bacall pourquoi elle avait joué dans ce film qui était une daube. Elle n'a pas apprécié. C'était en conférence de presse, et se faire laminer par Lauren Bacall dans le salon du Carlton, ce n'était pas le moment le plus agréable de ma carrière.
Merci, messieurs, bon festival à tous les deux…
N.B. - Merci.
H.D. - Je vous en prie.
Tags: mode, insolite, chaussures, fun, tongs, tong pliable
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