Demis Roussos

Demis Roussos
les chroniques08/06/2009 16h51Seba Ministru

Il sort un album rock à la voix de maître dominateur. L'occasion de l'appeler en Grèce à l'heure du déjeuner.

Kalimera, Demis…
Demis Roussos. - Mais où tu as appris à parler le grec, toi?

Mais je ne parle pas grec! Je sais juste dire "kalimera", "kalispera", "parakalo".
Et des gros mots, tu en connais?

Oui, j'en connais, Demis, mais nous ne sommes pas suffisamment intimes pour que je vous sorte des gros mots. Si on commence ainsi, ça va être exotique.
Exotique! J'adore cette expression, c'est très rock, comme mon album.

Vous sortez un album rock, c'est vrai. Mais quand vous n'étiez pas dans l'actualité, où étiez-vous? Dans une grotte? Enfermé au mont Athos?
C'est un peu exagéré! Tu as l'air d'avoir beaucoup d'humour, toi! Alors, je n'étais ni dans une grotte, ni au mont Athos, j'avais tout simplement décidé d'arrêter d'enregistrer parce que je n'avais rien à dire. Mais j'ai continué à jouer, à voyager et à faire des rencontres. C'est comme ça que j'ai fait la connaissance de Little Barrie, un groupe assez connu dans le milieu branché et moderne de Londres. Et c'est avec lui que j'ai enregistré ce disque. J'ai découvert qu'on avait des choses en commun, notamment en ce qui concerne la musique vintage. Pour moi, ce projet, je l'appelle "Back to the roots", parce que mes vraies racines sont soul et blues.

Là, vous êtes en Grèce?
Oui, il est 13 heures, il y a du soleil, il fait 30° et tu es jaloux (rire).

A l'époque de vos grands succès, dans les années 70, sur les plateaux télé, vous aviez un look djellaba qui tranchait sur l'allure de C. Jérôme ou Mike Brant.
J'avais une image, oui. Je jouais un rôle singulier, et je n'ai pas créé cette image par calcul. Un jour, j'étais en Italie, j'avais très chaud, j'ai acheté une djellaba et le soir même, j'ai chanté avec cette djellaba. J'ai gardé ce look, et j'avais toutes les nanas qui voulaient voir si j'étais à poil en dessous.

A propos… Les humoristes vous ont souvent pris comme cible lorsqu'il s'agissait de se moquer de votre système pileux.
Quand on prend quelqu'un comme exemple, c'est une façon de lui donner de l'importance. Et crois-moi, le vieux Grec assure toujours! (Rire.)

Ça, c'est la cuisine à l'huile d'olive!
Tu le sais, toi, puisque tu viens souvent en Grèce (rire).

Dans le tourbillon du succès, avez-vous connu des expériences avec la drogue?
Non, mais c'est une bonne question. Et pourtant, la drogue, j'ai vécu en plein dedans. Une fois, j'ai vu des copains fumer un joint, j'ai tiré dessus et je me suis endormi comme un bébé. Je me suis dit que si c'était pour dormir..., je n'ai jamais plus touché à rien.

Excusez-moi de vous le dire, mais vous avez le même accent que Dalida.
Mais on est tous les deux d'Egypte (Demis Roussos est né à Alexandrie - NDRL).

On dirait Dalida, mais en homme…
Ça me fait plaisir ce que tu dis parce que Dalida était une grande amie, une personne magnifique que j'adorais. Mais bon, elle était très femme, et moi, je suis très mec.

Merci beaucoup…
Si tu vas à Mykonos, passe par Athènes, appelle-moi, on boit un ouzo…

Je n'y manquerai pas.
Merci, mon vieux, à bientôt.

"Demis Roussos", Bang!

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