Sliimy

Sliimy
les chroniques11/08/2009 15h01Seba Ministru

De retour de Tokyo et en partance pour Los Angeles, il vit le plus joli été de sa vie.

Vous souviendrez-vous de l’été 2009?
SLIIMY. - C’est un des plus jolis étés de ma vie, j’ai quand même réalisé des rêves. J’espère que ça continuera.

Vous rentrez du Japon, vous partez aux Etats-Unis, mais ce n’est pas du tourisme, c’est du boulot...
SLIIMY. - Un peu les deux au Japon, j’avais un festival et une première partie, mais après j’ai un peu visité Tokyo et c’est super- dépaysant. Sinon je n’ai pas vraiment pris de vacances, j’ai eu quelques jours de repos à Paris, et j’en ai profi té pour voir mes amis et tout ça... mais je prendrai peut-être des vacances à Noël, on verra...

Et vous irez où?
SLIIMY. - Ha, ha, mystère...

Vous avez peur que Voici commence à vous traquer?
SLIIMY. - Non, je crois que j’irai en Thaïlande.

Vous connaissez la réputation...
SLIIMY. - (Rire.) Oui, mais bon, moi, j’y vais surtout pour profiter du soleil...

Vous allez quand même faire des trucs un peu sexy?
SLIIMY. - Bof, non, quoique...

Ah, voilà! A côté de l’été de rêve, est-ce qu’il y a eu un été pourri de Sliimy?
SLIIMY. - Il y a eu un été pourri où je ne suis pas parti et où je suis resté deux mois à Saint- Etienne.

Et on faisait quoi l’été à Saint-Etienne?
SLIIMY. - Rien.

Quand on écoute votre musique, c’est un peu l’été toute l’année...
SLIIMY. - Heu... sur l’album, ce n’est pas tout le temps l’été, il y a aussi un côté plus mélancolique.

C’est vrai. C’est la musique de salade de fruits avec, de temps en temps, une olive amère dedans.
SLIIMY. - (Rire.) J’aime bien quand les gens s’approprient les chansons. Quand je fais une chanson, je décris un sentiment, après c’est aux gens à écrire le reste de l’histoire.

Donc de la mélancolie...
SLIIMY. - Oui, parce que quand j’étais petit, je n’ai pas toujours vécu des choses joyeuses. J’ai l’impression de ne pas avoir profi té à fond, donc aujourd’hui, c’est le moment où l’enfant en profi te.

Les choses pas joyeuses, c’est la mort de votre maman quand vous étiez petit...
SLIIMY. - Exactement, j’en parle sur l’album (dans la chanson Mummy - NDLR). Mais bon, il faut savoir se servir de ces moments pour se sentir plus fort, même si ça reste difficile...

Enfant, faisiez-vous des châteaux de sable sur la plage avec votre père?
SLIIMY. - Ça m’est arrivé. Mais j’étais quelqu’un d’assez solitaire, je me mettais de côté...

Si je comprends bien, vous n’étiez pas complice avec votre père au point de faire de beaux châteaux de sable sur la plage...
SLIIMY. - Pas vraiment, non. J’étais très renfermé.

Votre papa, il est fi er de vous ou il ne comprend rien à votre succès?
SLIIMY. - Non, il est vraiment fier. Il est venu à un des concerts que j’ai donnés à Saint-Etienne et il m’a dit que c’était très bien. Il a l’album et il a un peu appris à me connaître avec lui parce que je n’ai jamais été quelqu’un qui parlait beaucoup.

Il vous a fait un gros bisou au moins?
SLIIMY. - Ben oui. On n’est quand même pas non plus en guerre. Et puis, c’est personnel...

Quel tube de l’été auriezvous aimé chanter?
SLIIMY. - La Lambada. Désolé.

C’est pas grave. Vous jouez où aux Etats-Unis?
SLIIMY. - Los Angeles, Phoenix...

Super! Amusez-vous bien.
SLIIMY. - Merci, ciao ciao. Album “Paint Your Face”, Warner. Belga

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