Arielle Dombasle

Arielle Dombasle
les chroniques05/03/2010 14h34Seba Ministru

Elle vient présenter son album Glamour à mort sur scène et ça va pétiller.

Elle vient présenter son album Glamour à mort sur scène et ça va pétiller.

Arielle, le glamour est-il une forme d'engagement?
Arielle Dombasle. - Bien sûr. Le glamour, c'est oser être soi-même, ne pas suivre la norme.

Etes-vous une punk?
Non, parce que le punk est très "No future" et moi, je ne suis pas "No future", je ne suis pas dans le nihilisme. Je n'aime ni la pensée nihiliste, ni le cynisme, j'aime être dans l'enchantement.

Arielle Dombasle peut-elle nous sauver de la crise?
En tout cas, je peux mettre de la salsa et de l'émotion dans vos vies.

Priez-vous souvent?
Oui. Mais malheureusement, je dois avouer que je prie plutôt quand ça va mal.

Ça sert à ça, c'est comme l'aspirine.
(Rire.) Et j'oublie de remercier alors qu'il y a des prières pour ça.

Ça fonctionne, alors?
Oui, ça fonctionne et j'adore cette sorte de soliloque que j'ai avec Dieu.

Qu'est-ce que vous lui racontez?
Quand on est dans l'opacité, dans le chagrin, quand on ne voit pas clair, alors on se tourne vers cette entité mystérieuse qui semble être là.

Ça signifie que, parfois, vous êtes égarée?
Oui, bien sûr, mais en même temps, j'ai toujours pensé que j'étais sous la tutelle de quelqu'un qui me protège…

Qui?
Dieu. Un ange.

Avez-vous entamé des conversations avec les morts?
Oui, j'essaie. Mais c'est plus que des conversations. Ils m'ont tellement influencée, je les ai tellement aimés que cet amour continue. Je les fais vivre à travers moi, par ce qu'ils m'ont appris. Par exemple, quand je fais une jolie table, quand j'essaie de tout agencer de manière féerique - de beaux verres, des fleurs exquises -, je pense à ma grand-mère car c'est elle qui m'a appris ça.

Avez-vous construit votre vie sur le manque de votre mère que vous avez perdue très tôt?
Oui, sûrement. On est dans des sortes de broussailles de l'être, dans des chemins qui sont comme une jungle et il faut s'aventurer dans la jungle en se disant qu'il y aura des signes qui vont vous mener là où il faut aller. Mais… il ne faut jamais se connaître. A quoi bon?

Vous n'avez jamais fait d'analyse?
Non. Et je crois que je ne suis pas un sujet pour analyste.

Vous êtes "inanalysable".
(Rire.) Vous, vous en avez fait une?

Euh…
Vous êtes tombé amoureux du psy!

Euh… Tiens, à propos, quand vous venez en Belgique, vous avez peur de Noël Godin?
Oh non, je n'ai pas peur de Noël Godin.

Ça fait quoi de donner une interview sans parler de Bernard-Henri Lévy?
Oh, ce cher ange. Ça me manque, ne serait-ce que d'évoquer son nom…

On en parlera lors de notre prochaine rencontre…
Oh, je l'aime…

Le 27 avril. Centre culturel d'Uccle. 02/374.64.84.
www.cotevillage.be

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