Claire Chazal

Claire Chazal
les chroniques12/03/2010 11h14Seba Ministru

Du 20 heures de TF1 à la scène avec Cher Diego, Quiela t'embrasse.

Du 20 heures de TF1 à la scène avec Cher Diego, Quiela t’embrasse.

Le texte que vous venez lire à Bruxelles s’intitule Cher Diego, Quiela t’embrasse. A vue de nez, ça sent la poste.
Claire Chazal. - Exactement. Parce qu’au départ, j’ai lu ce texte dans un festival qui ne s’attarde que sur des correspondances.

L’e-mail a-t-il tué la lettre d’amour?
Heu… Je ne sais pas. La correspondance au sens scriptural du terme a fortement diminué et pas seulement à cause du mail.

Quelle est la plus belle lettre que vous ayez jamais reçue?
(Silence.) C’est impossible à dire. Parce que c’est trop personnel. Mais j’en ai reçu, oui, que j’ai gardées.

Vous devez recevoir beaucoup de lettres de cinglés, non?
On reçoit des tas de lettres qui ne font pas spécialement partie de la belle correspondance. On reçoit un courrier très abondant parfois de gens perdus, malheureux, en colère.

Ça vous perturbe?
Non, pas du tout. C’est la loi du genre.

Ça vous fait quoi d’être sur scène et de voir vos téléspectateurs devant vous? Enfin, ils ne sont pas tous dans la salle, mais bon…
J’en vois très peu, mais c’est assez impressionnant.

Qu’est-ce ça vous apporte de faire de la scène?
Ça me fait toucher un registre sentimental et ça m’intéresse beaucoup. Explorer des sentiments, des émotions et voilà… Des choses que je ne peux pas m’autoriser au journal.

Dites-moi, Claire, entre nous, la scène, vous allez continuer? Vous avez envie de faire de l’ombre à Isabelle Adjani?
J’aimerais surtout la revoir, elle, au théâtre, ça me paraît important. Moi, ça n’a pas du tout d’importance, mais elle...

On ne vous a pas encore proposé de rôle?
Pour moi?

Oui…
Non, je suis une petite fourmi dans son coin qui veut bien lire modestement des choses mais…

Mais si on vous le demandait?
Oh, moi, si on me proposait un petit rôle dans un coin de pièce, je serais ravie, mais je ne pourrais pas le faire car j’ai un métier.

Il faudra laisser tomber le journal le temps de la pièce!
Oh, ça va pas être possible, ça. C’est quand même ce que j’aime faire avant tout.

En plus, j’imagine que vous n’accepteriez pas de faire Zézette dans Le père Noël est une ordure
Heu… Marie-Anne Chazel est formidable, j’adore cette pièce, mais je n’ai absolument pas ce talent-là. Mais je trouve que… pourquoi pas…

Parfois, on se dit que Claire Chazal est tellement sérieuse qu’elle ne sait pas rire…
Oh ça, c’est vous, en Belgique, qui dites ça. J’aime bien rire, je suis très bon public. Je ris beaucoup en travaillant.

Qu’est-ce que vous connaissez de la Belgique?
Pas grand-chose. Je connais Bruxelles et Bruges.

Quand Mylène Farmer, à la fin d’une interview en direct, vous dit: "Je vous trouve très jolie et très sensible", vous la croyez?
Ah ben, bien sûr! Je crois qu’elle est sincère… Après, ce qu’elle dit, je ne sais pas si c’est vrai, mais elle, je la crois.

Quels sont les sujets au journal qui vous plombent le plus?
Là, on s’éloigne un peu de la lecture…

Si vous voulez, on ne parle que de la lecture…
Disons que c’était un peu le propos…

Eh bien, alors, bienvenue en Belgique, le 23 mars. Merci beaucoup.
Je vous en prie, au revoir.

Le 23/3 au Théâtre Saint-Michel, 02/732.70.73.

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