
Finaliste d'une Star Ac' historique - la première -, il revient avec un disque jazzy où il revisite les standards de la variété italienne.
Finaliste d’une Star Ac' historique - la première -, il revient avec un disque jazzy où il revisite les standards de la variété italienne.
Sur votre album de reprises, vous chantez Una lacrima sul viso avec Bobby Solo. Il doit avoir 200 ans maintenant, non?
Mario Barravecchia. - Non. Il est encore en forme, il doit avoir la petite soixantaine et sa voix est intacte.
Après toutes ces années, vous avez réussi à garder cette image de garçon trop sympathique…
J’espère! On ne sait jamais vraiment quelle image on donne. Avec la télé, elle est parfois trompeuse. Et là, je vois que les gens savent que je suis un garçon entier et sincère.
En même temps, vous n’êtes plus le même que celui qu’on a connu en finale de la Star Ac’…
Certainement. J’ai grandi, j’ai mûri, j’ai un petit garçon de 6 ans, j’ai perdu des êtres chers, on ne voit plus la vie de la même façon…
Les êtres chers que vous avez perdus, c’est notamment votre papa.
Oui, en fait, j’ai eu deux années très chargées à ce niveau-là. J’ai perdu ma grand-mère qui m’a élevé pendant six ans, elle était comme ma maman. J’ai perdu mon parrain, le seul frère de mon papa. Et puis mon papa. J’ai passé deux années affreuses. C’était pas facile de surmonter tout ça.
Il faut faire son deuil, mais ce sont des êtres qui restent tout le temps avec nous, tous les jours…
Je suis croyant, tu sais, mais c’est parfois difficile de garder la foi quand tu perds une série de gens comme ça…
Bon, parlons d’autre chose… Avez-vous l’impression d’être un macho?
Je pense que l’Italien est macho.
Donc, vous avez un petit fond macho…
Un petit fond, oui. On a fait une mauvaise publicité au machisme, mais ce n’est pas toujours ce qu’on croit. Je suis un peu vieille école, j’aime tenir la porte à ma femme, j’aime la faire passer devant moi… Bon, maintenant, c’est vrai qu’à une époque, j’étais très jaloux.
C’est vrai?
Ah oui, c’était maladif… La pauvre fille qui était avec moi souffrait sans doute beaucoup.
Et aujourd’hui?
C’est fini, tout ça. Je suis jaloux comme une personne normale. Dans un couple, il faut laisser sa liberté à l’autre, la possibilité de se réaliser au niveau professionnel.
Et comment avez-vous guéri votre jalousie?
Ah ben, c’est ma femme. Il y a sept ou huit ans, quand je l’ai connue, elle m’a remis la tête en place. Elle m’a dit: "Je ne pourrai pas continuer comme ça, le couple, ce n’est pas ça. Soit tu changes, soit…"
Vous faisiez quoi par jalousie?
Oh, des trucs débiles d'adolescent.
Vous regardiez ses SMS?
Non, mais je posais plein de questions. "Qu’est-ce que tu fais là? Avec qui tu es? Tu rentres quand? Comment?"
Un vrai Sicilien, quoi!
Voilà.
Vous faites à manger quand même à la maison?
Oui, j’adore ça. Avec mon papa qui a eu des restaurants, j’ai pris goût à la cuisine. Et c’est vrai qu’à la maison, j’aime beaucoup préparer.
Quand on vient chez vous, c’est pas pour une soirée croque-monsieur…
Non, je fais la pasta à la napolitaine, avec la sauce que je fais comme me l’a appris ma grand-mère. Je fais des escalopes de veau avec du citron…
On essaiera ça, la prochaine fois. Merci, Mario, d’avoir bavardé avec moi.
Merci à toi, c’était un plaisir.
Intimo
Mario Barravecchia
BFC Music
Notre avis: 1 étoile
Tags: Carla Bruni, Star Academy, France, journalistes, Mario Barravecchia, Bobby Solo
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