Marc Pinilla de Suarez: "C’est la grosse question: qui a acheté ces disques?"

Suarez
les chroniques09/05/2011 13h46Seba Ministru

On les entend partout et sur toutes les radios - toutes! Pour la peine, on a cuisiné au petit beurre leur chanteur.

A quoi vous sert votre diplôme de sciences économiques?
A gérer au mieux cette mini-entreprise qu'est Suarez. Je m'occupe un peu de la gestion, de la paperasse, de l'interface avec les professionnels… Et, j'avoue, je m'en sors plutôt pas mal.

Vous étiez destiné au commerce plutôt qu'à la musique…
Je n'étais pas voué à être musicien, c'est de la faute de mes parents qui m'ont mis à l'académie quand j'étais gamin.

A la flûte?
A la flûte traversière.

La loose!
(Rire) C'était clairement la loose. Mais à 13 ans, j'ai arrêté et c'était la déception au sein de la famille. Puis, j'ai acheté une guitare. Ça marchait mieux avec les filles que la flûte.

Vous êtes de Mons. Suarez sera-t-il encore là pour Mons capitale culturelle 2015?
J’espère bien! On devrait essayer de faire une création avec le Manège (centre culturel transfrontalier Mons-Maubeuge - NDLR), enfin, c’est en pourparlers… Mais c’est un de mes rêves, jouer avec un orchestre.

Peut-être qu’en 2015, vous serez aux Etats-Unis avec sept Grammy Awards et que Mons, vous vous en ficherez…
Oui, quand le français sera devenu hype à New York… Mais bon, pourquoi pas? Nous, on marche assez bien en Hollande et on se demande vraiment pourquoi. Sans doute que le français est mode aux Pays-Bas…

Les Pays-Bas, c’est un bon début pour l’international…
Mais oui. On a vendu 500 albums en Hollande et on se demande à qui on les a vendus!

Si quelqu’un parmi nos lecteurs connaît quelqu’un qui connaît un Hollandais qui a acheté l’album de Suarez, qu’il nous envoie un mail…
C’est la grosse question: qui a acheté ces disques? Mais c’est super-agréable de jouer là-bas.

Allez, encore un petit effort… Vous allez vendre 600 disques en Bavière et, petit à petit, vous vous approchez de Los Angeles…
(Rire) Voilà!

Petit garçon, qui était votre idole?
(Silence) Claude Barzotti.

Ça, c’est du coming out!
(Rire) Il avait de belles boucles, je n’avais pas encore de discernement… J’avais de la fascination pour sa chevelure…

Quel était votre dessin animé de Walt Disney préféré?
Peter et Elliott le dragon. C’était la seule cassette vidéo qu’il y avait à la maison.

Vous n’aviez qu’une seule cassette vidéo? Vous étiez pauvres?
Heu… Non, enfin, pauvres… Riches autrement… On était riches.

Dans le cœur…
Oui, voilà! Non, papa était assez anti-télé. Mais il y avait quand même une télé dans un coin avec un magnétoscope.

Et une cassette!
(Rire) Comme ça, tu vois mes goûts de cinéphile!

On m’a dit que vous êtes râleur. Je vous connais depuis douze minutes, mais je ne vous trouve pas râleur…
Non, pas râleur, je suis plutôt perfectionniste chiant, cartésien chiant. J’aime bien que les choses soient droites, je n'aime pas les détours… Chiant, quoi! Il faut que tout me convienne. Je sais pas comment on peut appeler ça…

Chiantissime!
(Rire) OK, tu peux le noter.

Merci.
De rien.

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