Muse: le clip d'Uprising

Muse: le clip d'Uprising
musique17/09/2009 14h54

D'un trio pop poli mais déjà doué qui débarquait en 1999 avec l'album "Showbizz", Muse s'est mué en dix ans en une redoutable machine capable de remplir les stades avec un rock progressif futuriste et des chansons paranos.

D’un trio pop poli mais déjà doué qui débarquait en 1999 avec l’album "Showbizz", Muse s’est mué en dix ans en une redoutable machine capable de remplir les stades avec un rock progressif futuriste et des chansons paranos.

Le groupe doit cette métamorphose improbable à son leader, Matthew Bellamy, personnage trouble autant que troublé. Diplômé (comme les deux autres membres du groupe) de l’université de Plymouth, Bellamy est un admirateur obsessionnel du compositeur classique Sergueï Rachmaninov. Sous son impulsion, Muse a très vite déserté les formats pop pour se lancer dans des créations épiques plus proches de la symphonie que de Hey Jude.

Si l'influence du pianiste russe est omniprésente sur "Resistance", sixième album de Muse enregistré dans le home studio de Bellamy au bord du lac de Côme, c'est Queen qui pourrait réclamer des droits d'auteur. Pour faire court, on dira que Bohemian Rhapsody a servi de modèle à chaque morceau. Le son est énorme. Les notes sortent de partout. Il y a des guitares superposées, des cavalcades de claviers, du piano, encore du piano, des cordes, des cuivres et même un orchestre philharmonique. Sur la fin du disque, Muse quitte le monde des Terriens pour s’envoler dans le triptyque Exogenesis, sous-titré - excusez du peu - Symphony Part I, II & III. Les Anglais pondent encore de grandes chansons comme Resistance ou Undisclosed Desires. Mais trop souvent, l’ambitieux s’efface devant la prétention (voir les divagations sociopolitiques sur fond de Chopin dans United State Of Eurasia). Et le pompeux devient vite pompant. - L.L.
2/11, Sportpaleis (complet).

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