
Quand nous avons commencé à bosser sur "Disintegration", c'était vraiment une bonne époque pour The Cure",
rappelle "Grosbert" Smith dans les notices de cette magnifique
réédition Deluxe du huitième album du groupe enregistré en 1989.
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Quand nous avons commencé à bosser sur "Disintegration", c'était vraiment une bonne époque pour The Cure", rappelle "Grosbert" Smith dans les notices de cette magnifique réédition Deluxe du huitième album du groupe enregistré en 1989.
Cette année-là, la Curemania est alors à son sommet. En France, le groupe a même les honneurs (?) de l'émission Champs-Elysées et débarque en robes noires chez Michel Drucker. En Belgique, la presse djeun évoque la guerre entre les disciples grimés de Robert Smith et les fans néoromantiques de Depeche Mode. Car à cette époque, il fallait choisir son camp.
"Disintegration" navigue entre chansons pop formatées (Lullaby sera un tube en France et Love Song, un de leurs plus gros succès aux Etats-Unis) et plages atmosphériques plus cinématiques (Pictures Of You, Disintegration) où Robert Smith étale ses sombres pensées. Outre la version originale de l'album, cette réédition rappelle par deux disques bonus de démos le long processus de travail de la formation anglaise qui perdra à la fin de l'enregistrement Lol Tolhurst, chassé pour son alcoolisme et ses "mauvaises vibrations". Sympa comme tout, Smith le créditera sur la pochette, accompagné de la mention "autre instrument", façon de dire qu'il n'avait pas foutu grand-chose. La tournée A Prayer qui suit se jouera à bureaux fermés et le groupe accouchera ensuite de son plus mauvais disque, "Wish". - L.L.
The Cure - "Disintegration Deluxe Edition" (3 CD)
Universal
Notre avis: 3 étoiles
Tags: Michel Drucker, Robert Smith, The Cure, mode, printemps/été 2011, Belgian Fashion
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