
Manuel le Français a réalisé son rêve: il danse à Utrera, berceau du flamenco. Son partenaire, le guitariste Benito, est un gitan espagnol pur jus. Ils jouent, c'est tout. Travailler n'est pas flamenco.
Manuel le Français a réalisé son rêve: il danse à Utrera, berceau du flamenco. Son partenaire, le guitariste Benito, est un gitan espagnol pur jus. Ils jouent, c’est tout. Travailler n’est pas flamenco.
Le flamenco c’est la sourde douleur, la sécheresse de la terre, l’art triste qui sublime le poids de l’existence, le chant lancinant qui permet de s’élever mais pas de partir: l’Andalousie est le berceau et aussi le tombeau.
Oui, mais si l’amour? Et si cette fille voulait partir? Et si le bonheur était possible ailleurs? Et si le sang gitan n’était pas maudit? Et que le bonheur était possible, tout simplement? Et s’il n’y avait plus de place pour une nouvelle génération d’artistes, si tout était déjà trop vieux? Christophe Dabitch (Jeronimus, Abdallahi…) a du flair pour ses associations graphiques: Benjamin Flao, avec qui il avait déjà collaboré pour La ligne de fuite, est une mine comme on en voit peu.
L’Andalousie jaillit de son crayon comme le soleil au détour d’un mur blanc. Il campe les allures flamencas sans se mettre dans le chemin. Le chemin des "vrais", celui qui ne mène nulle part. - M.L.
BD: Mauvais garçons, Solea. Tomes 1 et 2
Christophe Dabitch & Benjamin Flao
Futuropolis, 124 et 112 p.
Notre avis: 3 étoiles
Tags: Christophe Dabitch, Benjamin Flao
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