
Né en 1967 dans sa campagne chinoise, Zhu Wen, ingénieur de formation, brille au sein d'une nouvelle génération d'auteurs débridés qui libèrent à eux seuls toute la littérature de leur pays.
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Né en 1967 dans sa campagne chinoise, Zhu Wen, ingénieur de formation, brille au sein d’une nouvelle génération d’auteurs débridés qui libèrent à eux seuls toute la littérature de leur pays.
Avec beaucoup d’humour et un réel talent pour la parodie légère, il évoque sans complexe les zones ombreuses de sa contrée natale, dont tout lecteur étranger aimerait pouvoir un jour percer les nombreux mystères.
Dans ce recueil de six nouvelles (de brefs romans pour chacune d’entre elles), l’auteur livre une vision ultra-libérée sur les relations humaines dans un environnement où la consommation vorace autorise désormais presque tout. Dans cet autoportrait, Wen s'est refusé toute retouche et dépeint à la première personne l’incroyable appétit des Chinois en matière de sexe et d’argent, intrinsèquement liés chez eux.
A la fois obscur et éclairé, mais surtout non censuré, ce témoignage sur la vraie Chine campagnarde d’après-Mao pointe toutes les contradictions engendrées par la fulgurante émergence d’un capitalisme et d'un individualisme extrêmes au cœur d’une nation plus que traditionaliste et loin d'être ouverte aux mentalités occidentales.
L’impressionnant I Love Dollars, première nouvelle éponyme (mais aussi son tout premier texte, écrit en 1994) ouvre ce tome avec le récit d’un fils artiste et de son père, séparés par une trentaine d’années de changements. Cette histoires et les cinq autres plus tardives et extrêmes dans leur propos permettent de vite se forger une opinion, aux antipodes de tout ce que l’on aurait pu imaginer sur cette génération chinoise désinhibée. Une énième manière de découvrir ce peuple énigmatique en pleine mutation culturelle. - J.V.H.
I Love Dollars
Zhu Wen
Albin Michel - 357 p.
Notre avis: 2 étoiles
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