
Rock star planétaire à l'aube du cap fatidique des 27 ans, Bucky Wunderlick plante son groupe au milieu d'une tournée et va se réfugier dans sa planque miteuse de Great Jones Street.
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En pleine crise existentielle, il veut s'extirper d'un rôle dont il s'était parfaitement accommodé et laisse courir les rumeurs qui le disent mort ou défiguré. Sa retraite sera interrompue par d'incessantes demandes de retour, puis carrément menacée par l'irruption de deux drôles de paquets: l'un contenant des bandes d'enregistrements inédits, l'autre une drogue secrète fauchée par une communauté hippie aux intentions douteuses.
Il a fallu presque quarante ans avant de lire la traduction française de cette vertigineuse cascade de prose que Don DeLillo assène via son narrateur parano, insaisissable et messianique. Un homme, comme Bob Dylan, consumé par le mal-être des rockeurs maudits - de Jim Morrison à Kurt Cobain en passant par Amy Winehouse.
Mais Great Jones Street n'est pas tant un roman rock qu'un décryptage du star-system et des excès que nécessite la célébrité. Entre dialogues de sourds hallucinés et poésie urbaine magnifiant les bas-fonds new-yorkais, ce troisième roman d'un auteur désormais culte demeure une dénonciation implacable, cryptique mais visionnaire des dérives mercantiles de la pop culture.
Don DeLillo - Great Jones Street
Actes Sud - 302 p.
Tags: Bob Dylan, Amy Winehouse, Don DeLillo, Kurt Cobain, Jim Morrison
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