Démarrage en douceur pour les Ardentes

Démarrage en douceur pour les Ardentes
festivals10/07/2009 00h00

Accostés tardivement en bord de Meuse, les festivaliers affluent lentement dans les allées de ces Ardentes, quatrièmes du nom. Le festival n'a pas démarré dans les meilleures conditions (annulations et ventes en baisse, météo orageuse), mais les inquiétudes d'une après-midi peu fréquentée s'estompent à mesure que la soirée s'engage.

Accostés tardivement en bord de Meuse, les festivaliers affluent lentement dans les allées de ces Ardentes, quatrièmes du nom. Le festival n’a pas démarré dans les meilleures conditions (annulations et ventes en baisse, météo orageuse), mais les inquiétudes d’une après-midi peu fréquentée s’estompent à mesure que la soirée s’engage.

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Loin d’approcher ses pics d’affluences, la scène extérieure s’emballe doucement devant la douce programmation qui semble enfin s’accorder avec une météo clémente. Toute de blanche vêtue, Emily Loizeau y est généreuse avec son public, (re)froid(i) et passif, qui ne lui rend que très peu. Les applaudissements résonnent ci et là, tandis qu’elle paraissait livrer un set assez inspiré.

Après avoir goûté quelques spécialités culinaires nous faisant vite oublier la malbouffe de nombreux festivals, Metronomy clôture son set dans notre indifférence totale. Sans la surprise (ni l’enthousiasme) de leurs débuts, les Anglais réchauffent les spectateurs qui semblent toujours privilégier le toit rassurant de cette scène intérieure. Thomas Fersen joue lui la tête d’affiche à l’extérieur. Avec des costumes et décors de scènes inspirés par la pochette de son dernier album, le Français revisite son répertoire (et quelques reprises) avec, comme souvent, son Ukulele à la main. 

Ces enchaînements rapides et éclectiques d’une scène à l’autre nous propulsent dans l’univers particulier de Mogwaï. Difficile à assortir dans un programme festivalier, les écossais retrouvent la puissance de leurs envolées tortueuses après une accalmie offertes à deux BO de longs métrages. Les mélodies répétées machinalement à la basse, laissent successivement place aux murs de sons emboitant guitares et batterie de manière très impressionnante (et sûrement dommageable pour nos capacités auditives, vu le volume craché par les baffles).

Retour dehors où la nuit est complètement tombée sur le site qui devait voir jouer Lauryn Hill. C’est Emiliana Torrini qui la remplace et nous promet qu’elle va faire de son mieux. Flattée par une première place de tête d’affiche après 10 ans de carrière, l’islandaise se lance face à une demi plaine dans une heure de pop acoustique portée par son timbre de voix chaleureux. Peu aidée par des musiciens statiques, seule sa dernière chanson (Jungle Drum) réussira à relever les endormis d’un public anesthésié par une journée peu emballante.

La pluie fait son retour, et malgré un retour rapide pour son rappel, tout le monde court déjà vers le petit confort de sa tente ou les scratchs de Grandmaster Flash. Chauffant (trop) facilement la foule par un medley géant de tout ce que la musique a proposé de dansant ces 50 dernières années, la légende du Hip-Hop n’apporte rien de très original, mais une bonne dose d’amusement pour les courageux qui auront attendu.

J.V.H.

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