LaSemo: Leçon de folklore durable

LaSemo: Leçon de folklore durable
festivals13/07/2009 00h00

Le rideau est tombé sur la deuxième édition du LaSemo festival. Vibrant au rythme de la musique française mais avant tout folk, Hotton a été le théâtre du mouvement de foule prédis. Annoncé comme l'affiche folk rock de cet été, l'île d'Oneux n'a pas déçu ses admirateurs.

Le rideau est tombé sur la deuxième édition du LaSemo festival. Vibrant au rythme de la musique française mais avant tout folk, Hotton a été le théâtre du mouvement de foule prédis. Annoncé comme l'affiche folk rock de cet été, l'île d'Oneux n'a pas déçu ses admirateurs.

Une ambiance construite au fil des jours. Les premières notes laissaient pourtant présager d'un week-end trop stéréotypé. Les premières apparitions scéniques n'ont pas reçu l'accueil mérité dans le chef de Suarez et Papa Dada. D'autres groupes ont réalisé une prestation en dedans, à l'instar de Moriarty et d'Emily Loizeau.

Et le week-end ne débutait pas sous les meilleurs auspices. L’entame annonce une couleur grisâtre sans âme profonde. Suarez au sommet de son art ne fustige pas un public trop peu nombreux pour enflammer la plaine. Même chose pour Moriarty. Le groupe Américo français manque d’extériorisation pour faire passer son message : à vous glacer un mort. Ajoutez à cette morosité musicale, l’humidité du cimetière voisin et vous obtenez un envol soporifique.

Seule belle éclaircie dans la pénombre, Daan toujours aussi à l’aise sur scène. Derrière son costume noir, ses lunettes tintées se cachent un hétéroclite mélodieux de la première heure.

Certaines déceptions mises à part, les têtes d'affiche ont donné la pleine mesure de ce qu'on attendait d'elles : une énergie débordante et une atmosphère de fête.

La Rue Ketanou avec son set tzigane des plus simples mais des plus performants a conquis en un instant les festivaliers. La présentation, ils la font tout seuls et puis fallait-il vraiment les présenter. La fête s'est prolongée jusqu'au bout de la nuit.

Improvisant un concert insolite au camping, les Français se sont définitivement mis la Belgique dans la poche. Cet exemple de spontanéité résume bien la volonté du LaSemo. Rester simple et proche des gens en leur offrant un encadrement de qualité.

Le dernier jour, lui aussi, a apporté sa dose de bonne humeur communicatrice. Marcel et son orchestre et Debout sur le Zinc n'ont pas besoin de deux morceaux pour se mettre tout le monde en poche. Une sorte de fusée de lancement avant la clôture tant attendue des Ogres de Barback.

Une musique alternative qui ne prend pas une ride, les multi-instrumentistes français ont proposé 1 h 30 de concert, basé sur de la musique dansante pour finir les guibolles des plus fervents spectateurs.

En tout, ce sont près de 10.000 personnes qui ont débarqué dans le Luxembourg pour faire la fête aux sonorités folkloriques.

Une occasion de faire découvrir les produits du terroir et favoriser l'écologie dans un environnement ludique et festif.

Nul doute que l'expérience se prolongera l'an prochain car, comme le dit la Rue Ketanou : un accordéon, une guitare et la vie est belle.

Un slogan qui aurait sa place tout en haut de l'affiche.

Quentin Verheyen

Cet article est écrit dans le cadre de la Webjournaliste Academy. Cliquez ici pour voir les autres articles.

 

Tags: , , , ,





Il n'y a pas encore de réactions

Se connecter pour ajouter un commentaire

Twitter