
On aurait adoré l'aimer. D'autant qu'à la rédac, presque tout le monde - Fred, Luc, Pierre-Yves, Adrienne et les autres - étaient d'accord pour dire que le premier volet - Fascination - méritait bien, l'année passée, ses deux étoiles.
On aurait adoré l'aimer. D'autant qu'à la rédac, presque tout le monde - Fred, Luc, Pierre-Yves, Adrienne et les autres - étaient d'accord pour dire que le premier volet - Fascination - méritait bien, l'année passée, ses deux étoiles.
D'ailleurs, après la bande-annonce, après les premières impressions de Tentation, on s'est tous dit que dans le magazine, une pré-cotation à deux étoiles était peu risquée. Patatras! Une heure et cinquante minutes plus tard, la déception est à la hauteur de l'espoir suscité.
Bien sûr, (Isa)Bella tourne toujours autour d'Edward le vampire qui, lui, crève toujours d'amour pour sa jolie lycéenne. Et celle-ci se rêverait bien en vampire pour pouvoir rester éternellement auprès de son Roméo. Mais Edward refuse non seulement de la croquer: il se fait la belle pour mieux la protéger. De lui et d'elle-même.
Romantisme à souhait, chastes baisers, coeurs contrariés: le matériau de base est là, comme dans Fascination. Le problème, c'est...tout le reste. Prenant pas mal de libertés avec le livre, Tentation est lent, trop souvent lent. D'ailleurs, la première scène d'action, celle qui doit décoiffer, surgit après plus d'une heure, avec des loups-garous qui semblent faire concurrence à la bête du Gévaudan du Pacte des loups: cheap et automatisés.
A croire qu'on a rogné sur le budget alloué aux effets spéciaux. Pire: de tragédie amoureuse, Tentation devient comédie chippendalesque quand le nouveau prétendant de Bella (Taylor 'Jacob' Lautner) s'arrache la chemise pour essuyer le sang qui perle sur son visage. Là, c'est l'éclate. De rire. Et les convulsions reprennent à l'arrivée de quatre garçons dans le vent - loups-garous à leurs heures perdues - dont le torse nu est évidemment destiné à faire frétiller le public féminin qui n'en demandait sans doute pas tant.
Et on ne vous parle même pas des dialogues, vides de sens, indignes d'une écolière de dix ans. Bien sûr, tout n'est pas à jeter. Dans le rôle du vampire en chef, Aro (le décidément excellent Michael Sheen) est particulièrement inquiétant. Et la musique, particulièrement séduisante. Et vers la fin du film, même si elle semble sortir d'un Da Vinci Code 3, une foule rouge sang que fend une Bella désespérée ajoute une certaine densité au film. Mais qui, on aurait aimé ne pas l'écrire, en manque terriblement. - P.S.
Sortie ce mercredi 18 novembre - 113'
Tags: soins, ongles, Twilight, Taylor Jacob Lautner, mains, Michael Sheen, munucure
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