
Si les héroïnes sont rares au cinéma, elles le sont encore plus dans la
bande dessinée. C'est Bécassine qui fut la première femme star de la BD
en 1905. Nunuche, un brin idiote, pas vraiment féminine
Si les héroïnes sont rares au cinéma, elles le sont encore plus dans la bande dessinée. C’est Bécassine qui fut la première femme star de la BD en 1905. Nunuche, un brin idiote, pas vraiment féminine. Il fallut attendre quelques décennies pour voir arriver de vraies femmes, fortes et ouvertement sexuées: Barbarella, Natacha l’hôtesse de l’air, Yoko Tsuno…
Mais aussi Adèle Blanc-Sec, l’aventurière créée par Jacques Tardi. Aujourd’hui transposée au cinéma par l’empereur Besson, on était en droit de s’attendre à du grand spectacle… Et il n’est qu’à moitié là. 1911, Paris. La ville tremble. Dans les airs, sévit un ptérodactyle de 6 mètres d’envergure. A quelques milliers de kilomètres de là, Adèle Blanc-Sec dérobe la momie d’un médecin de Ramsès II dans le but de soigner sa sœur, gravement malade.
Si les ambiances du Paris de la Belle Epoque sont savoureuses, Besson passe à côté de son sujet. Il ne choisit pas entre Indiana Jones et Amélie Poulain, entre les adultes et les enfants. Bien évidemment, le film est un divertissement familial valable et se laisse regarder sans douleur, mais à part quelques bonnes scènes, un brin de cocasserie et quelques répliques qui font mouche (la pyramide du Louvre), on sort de là en manque de sensations fortes. Louise Bourgoin est une belle Adèle mais probablement un peu trop monolithique dans le jeu. Dommage, car en voulant plaire à tout le monde, ce film sent plus le rendement financier que l’œuvre cinématographique.
Adèle Blanc-Sec
Réalisé par Luc Besson (2010).
Avec Louise Bourgoin, Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche
Notre avis: 1 étoile
Tags: Jean-Paul Rouve, Luc Besson, église, Louise Bourgoin, bébé, Jacques Tardi, Adèle Blanc-Sec, Giles Lellouche, transe
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