
Alors que les Studios Pixar signent un nouveau chef-d'Å“uvre avec Toy Story 3, le concurrent Dreamworks livre un Shrek 4 fade et brouillon. A qui la faute? Aux scénaristes bien sûr.
| Tweet |
Alors que les Studios Pixar signent un nouveau chef-d’œuvre avec Toy Story 3, le concurrent Dreamworks livre un Shrek 4 fade et brouillon. A qui la faute? Aux scénaristes bien sûr.
Là où les équipes Pixar excellent, les auteurs de Shrek galèrent (malgré un budget astronomique de 175 millions de dollars). Nous étions pourtant diablement excités à l’idée de retrouver l’ogre et sa tribu de personnages (la dragonne, l’âne, Tibscuit). Mais depuis le génial premier épisode (oscar du meilleur film d’animation en 2001), Shrek est devenu une franchise paresseuse. Chaque volet étant un peu moins bien que le précédent.
L'idée de départ de ce quatrième épisode est excellente. Après avoir réalisé un nombre incalculable d’exploits dans les trois premiers volets de ses aventures, après avoir trouvé l’amour et fondé une famille, Shrek vit la crise de la quarantaine. Il n’est plus que l’ombre du monstre verdâtre qu’il a été. Il est devenu un gentil père au foyer, apprend les bonnes manières à ses trois rejetons et pire, il ne fait plus peur à personne. Il est devenu un "adulte responsable". Horreur!
Lors du premier anniversaire de ses enfants, Shrek est pris d’un accès de colère. Et c’est malheureusement ici que ça se gâte... Pour retrouver son ancienne vie, il passe un contrat avec l’infâme Tracassin et se retrouve dans un monde parallèle où les ogres sont pourchassés mais où il ne connaît pas encore Fiona. Alors que les scénaristes tenaient un sujet en or, ils choisissent de régler l’histoire avec facilité. Le thème était fort: comment un ogre, normalement méchant, peut-il se regarder dans le miroir alors qu’il n’est plus que l’ombre de lui-même? Comment un être humain peut-il être heureux lorsqu’il s’est totalement rangé et est devenu cet infâme adulte? Que nous reste-t-il lorsque nous mettons toute notre énergie à entrer dans le moule?
Réalisant qu’il a été arnaqué sur la marchandise, Shrek doit revenir dans la vraie vie. Et pour cela, il n’y a qu’une solution: embrasser la princesse Fiona. Tout ça pour une belle morale à l'américaine: la famille est la chose la plus importante qui soit. Et peu importe l’aventure, il n’est rien de tel qu’une famille avec des mioches qui pleurent et une épouse qui vous demande de relever la lunette des toilettes.
Nous avons donc clairement choisi notre camp. Si les personnages restent truculents (surtout l’âne), nous votons mille fois pour Toy Story 3, condensé d’humanité, d’émotion et de drôlerie. Pour Shrek, il était vraiment temps d’en finir. - J.Co.
Shrek 4, il était une fin
Réalisé par Mike Mitchell.
Sortie le 14/7 - 93'.
Notre avis: 1 étoile
Tags: Pixar, Shrek, Album, Toy Story, beaux gosses, acteur, photos, Mike Mitchell, Robinson Stévenin
Sélection moustique
Les plus lus
Articles récents
Se connecter pour ajouter un commentaire