
Tout est parti d'un simple dessin", s'amuse à répéter Luc
Besson. C'est effectivement en 1999 que le cinéaste français envisage
pour la première fois de réaliser un long métrage à partir d'un croquis
envoyé par l'auteur de bande dessinée Patrice Garcia.
| Tweet |
Tout est parti d'un simple dessin", s'amuse à répéter Luc Besson. C'est effectivement en 1999 que le cinéaste français envisage pour la première fois de réaliser un long métrage à partir d'un croquis envoyé par l'auteur de bande dessinée Patrice Garcia.
Celui d'un enfant qui rétrécit pour aller sauver le (mini-) peuple de l'herbe. Un flash pour Monsieur "Cinquième élément". Suivent alors cinq longues années de travail pour donner naissance au premier volet des aventures d'Arthur et les Minimoys sur grand écran. Le résultat est jouissif. Un "jardiland" original, spectaculaire et écolo. Mais c'est ici que ça se gâte puisque la suite (La vengeance de Maltazard) est une arnaque sans nom. Un scénario inexistant, des dialogues niveau Bisounours et comme si ce n'était pas assez, après 90 minutes d'inactivité, un vulgaire panneau "A suivre…".
Comment regagner la confiance du public après un tel affront? Luc Besson l'admet: "C'est de ma faute. Comme j'ai travaillé sur les deux derniers volets en même temps (pour éviter un trop gros décalage dans l'aspect physique du jeune Freddie Highmore, en pleine croissance), j'ai complètement sous-estimé la frustration des gens à la fin du deuxième épisode". Malheureusement, cet ultime épisode de la saga qui voit le maléfique Maltazard se hisser dans le monde des hommes pour y régner en maître ne rattrape pas le handicap. En dehors de quelques pirouettes visuelles étourdissantes, ce triste bouquet final est à l'image de la franchise: trop vite emballé.
Etonnamment, alors qu'Arthur ne se justifie que par ses prouesses techniques, Besson ose une sortie sur la 3D. "Pour les dessins animés comme Arthur, il est vrai que la 3D vaut le coup, elle apporte un plus. Même si les enfants ont vite marre des lunettes. Pour moi, l'avenir du cinéma, ce sont les histoires. Ça ne changera jamais. Sans elles, le septième art n'existe pas. Un film intimiste doit rester un film intimiste. Pas besoin de 3D!" Il suffit aujourd'hui à Besson de suivre ses propres conseils: à savoir travailler et retravailler encore pour trouver LA bonne histoire. - P.-Y.P.
Sortie le 20/10 - 100’.
Arthur 3: La guerre des deux mondes
Réalisé par Luc Besson (2010). Avec Freddie Highmore, Robert Stanton, Mia Farrow.
Notre avos: 1 étoile
Tags: Luc Besson, Arthur et les minimo, Freddie Highmore, Robert Stanton, Mia Farrow
Sélection moustique
Les plus lus
Articles récents
Se connecter pour ajouter un commentaire