
Après Shrek l'ogre vert, les studios Dreamworks présentent Megamindl'extraterrestre bleu. Pas vraiment super-héros, mais plutôt un
super-vilain à faciès de bouffeur de Chipitos.
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Après Shrek l’ogre vert, les studios Dreamworks présentent Megamind l’extraterrestre bleu. Pas vraiment super-héros, mais plutôt un super-vilain à faciès de bouffeur de Chipitos.
Qui devient même un super-loser, guetté par la déprime, quand il arrive enfin à tuer son ennemi de toujours et ne trouve plus personne avec qui croiser le laser. Il va alors se façonner de toutes pièces un autre adversaire… qui échappera à son contrôle pour se révéler nettement plus malveillant que son créateur et qui forcera ce dernier à jouer aux gentils, contre son ADN, pour rétablir l’ordre.
Après Moi, moche et méchant, voici donc un autre dessin animé qui démythifie le super-héros sans peur et sans reproche. Véritable personnage tragicomique de cinéma, Megamind représente le prototype du méchant frustré, sans cesse ridiculisé par un ersatz de Superman tête à claques: Metro Man. Outre un humour premier degré bien présent, Dreamworks conforte ainsi son statut de producteur de dessins animés s’adressant tant aux enfants qu’aux parents. Avec un penchant pressant pour la parodie. De Barack Obama à Marlon Brando, plusieurs icônes américaines se voient donc savoureusement détournées. Sans oublier quelques excellents emprunts à Donkey Kong, jeu vidéo emblématique des années 80.
Techniquement, le film impose un style visuel unique et réussi, quelque part entre Philippe K. Dick et le bestiaire de Hellboy. On pense notamment à certaines scènes d’action monumentales conférant au récit une force épique bien sentie. Par contre, Megamind pèche du côté de son scénario, par moments très lacunaire. D’abord parce que les personnages n’ont finalement pas beaucoup d’enjeux à défendre. Ensuite parce qu’à force d’essayer de rendre le film à la fois compréhensible pour les plus jeunes et pas ennuyant pour les aînés, l’histoire en sort un brin hybride. Moralité: à force de vouloir satisfaire tous les publics, ce mégalo de Megamind finit par trop tirer sur l’élastique. Pour un résultat certes emballant mais pas méga pour autant. - F.V.
Megamind
Réalisé par Tom McGrath (2010). Avec, en V.O., les voix de Will Ferrell, Brad Pitt, Tina Fey et, en V.F., Kad Merad, Franck Dubosc, Géraldine Nakache.
Sortie le 15/12 - 95’.
Notre avis: 2 étoiles
Tags: Kad Merad, Tina Fey, Brad Pitt, Franck Dubosc, Tom McGrath, Will Ferrell, Megamind
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