Ecoutez un extrait d'Abd Al Malik aux Nuits Botanique

Ecoutez un extrait d'Abd Al Malik aux Nuits Botanique
botanique11/05/2009 00h00

Si les marches extérieures peuvent paraitre peu fréquentées pour une Nuit du samedi soir, le chapiteau lui s'est encore assez bien rempli. Ou suffisamment du moins pour apporter à ce style musical le soutien d'un public souvent sollicité.

Si les marches extérieures peuvent paraitre peu fréquentées pour une Nuit du samedi soir, le chapiteau lui s'est encore assez bien rempli. Ou suffisamment du moins pour apporter à ce style musical le soutien d'un public souvent sollicité. Appâté par une affiche relativement rap et homogène, le public de connaisseurs patiente de manière autarcique entre les groupes, rarement en pèlerinage vers le bar. Au moins, ils restent concentrés et peuvent reprendre tous en choeur les nombreux appels des artistes présents.

Tête d'affiche de la soirée, le gentil, et talentueux dans la verve, Abd Al Malik avait droit à 90 minutes de scène dans le chapiteau. Avec un excellent contact avec le public, le français enchaine ses succès en variant les ambiances. Quelques agglutinés devant le chapiteau relayent les refrains scandés par le public sur les morceaux plus rapides, tandis qu'Abd Al Malik calme aussi les choses sur des ballades slam moins festives.

Abd Al Malik – C’est du lourd

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L’album photo d’Abd Al Malik



Deuxième de liste, Veence Hanao est le nouvel enfant du pays. Poète urbain aux textes incisifs, son set agrémenté d'instruments live peut parfois paraître un peu dépouillé, mais la sympathie et le fond y sont. Mis en avant après un troisième album autoproduit plein de promesses, sa rapide propulsion sur de grandes scènes, comme ici ou au dernier printemps de Bourges, reste encore peu maitrisée par le jeune Bruxellois. Timide dans ses interludes, il bafouille en expliquant ses déboires avec la police avant d'essayer d'utiliser son hygiaphone pour en imiter les pimpons, les chansons tiennent plus par leurs qualités dans les textes que leurs interprétations brouillonnes. Une petite heure et puis s'en va...

9.5 : Jennifer Gentle, John & Jehn, Joe Gideon & the Sharks (Rotonde)



Lors de cette soirée "découvertes", le Rotonde faisait un peu office de concours figure libre dans la catégorie couple. Ouverte rapidement par les italiens de Jennifer Gentle (rock psychédélique gentil signé sur Sub Pop, comme Nirvana à  l'époque), la soirée se poursuivait ensuite avec le premier duo du jour, John & Jehn. Vêtus de noir des pieds à la tête (à l'exception des chaussures blanches de John), le groupe évolue dans un univers assez libre et sombre qui rappelle parfois les ambiances industrielles de l'east london hyper créatif (ville où ils résident actuellement) ou du label Factory. D'influences aussi diverses que PJ Harvey, Joy Division, Suicide ou les premiers albums du Velvet, ce couple à la ville comme à la scène propose une musique ambivalente, tantôt assez posée, mais tantôt beaucoup plus énervée  Elle à la basse et lui à la guitare, les exilés français maitrisent le rythme et happent assez vite le public dans leur mélodies romantico-déchirantes brouillons portées par la voix fébrile de Jehn. Martelant leurs cordes et brouillant le son à coup de pédales bien programmées, ils se répondent musicalement et les amplis crachent les morceaux garage assez bruts de leur unique album éponyme, fidèlement représentés par un 20L07 qui a tout pour plaire. Le plancher tremble et parfois, nous aussi. à suivre...

Si John & Jehn nous font visuellement penser aux Kills,

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