Charlie Winston et ses drôles de fans

Charlie Winston et ses drôles de fans
botanique11/05/2009 00h00

Un public nombreux, chauffé par le set de Grace, attendait le phénomène Charlie Winston ce dimanche sous le chapiteau du Botanique. Détour également du côté de l'Orangerie pour aller voir les trois new-yorkaises d'Au Revoir Simone tandis que la Rotonde tremblait au son de Telepathe.

Un public nombreux, chauffé par le set de Grace, attendait le phénomène Charlie Winston ce dimanche sous le chapiteau du Botanique. Détour également du côté de l’Orangerie pour aller voir les trois new-yorkaises d’Au Revoir Simone.


L'album photos de la soirée

Grace Anatomy

21h, Grace entre avec scène robe rouge ornée de pièces d’or. Dans sa tenue de gitane, elle  est prête à emmener le public du chapiteau du Botanique en voyage. Pour la brune incendiaire, la musique n’a pas de frontière.

Imagine One Day

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L’Américaine a vécu au Canada, en Inde en Ethiopie et même en Europe. Très vite, elle réussit à mettre le public (venu majoritairement  pour Charlie Winston) dans sa poche s’exprimant dans un français impeccable. Son message de paix et de fraternité s’exprime avec force sur le tube imagine One day.

Tour à tour folk, blues ou reggae, Grace ondule son corps de rêve et ses longs cheveux noirs. Avec sa choriste antillaise, elle livre une danse aussi enivrante que sa musique.  Un vrai moment de grâce à la tombée de la nuit. - L.V.R.

Charlie et ses drôles de fans

Attention phénomène. 22H25 Charlie Winston arrive enfin au Bota avec son inévitable chapeau. Dans un chapiteau transformé en sauna, il attaque sa première chanson seul à la guitare. Pour ce premier titre minimaliste et intimiste, le public hétéroclite (bobo, ados, quinquas)  applaudit poliment. Charlie est un diesel, le britannique soigne ses effets. Assis au clavier, debout à sa guitare, avec un harmonica, ou avec mini synthé blanc, Il se la joue inspecteur gadget. La pression va crescendo. Et la voix grimpe très haut dans les aigus. Utilisant sa bouche comme un véritable instrument de musique, il réveille l’assistance sur son titre  My Life As A Duck! Il faut attendre a peu près une heure, pour entendre son single Like a Hobo. Les spectateurs exultent. Dans une version rallongée de 7 minutes, Charlie Winston sautille partout.  A la fin de son tube,  il est dans une telle transe qu’il tombe par terre. Visiblement conquis, le public bruxellois le rappellera deux fois. Sur scène,  Charlie a, prouvé pour ceux qui en doutaient encore, qu’il était bien plus que l’homme d’un succès. Le dandy britannique est même un sacré showman. - L.V.R.

Au Revoir Simone, le 10/5

De manière un peu étonnante, les trois filles de New-York ouvraient le bal à l'Orangerie sur le coup de 20 heures. En trois albums, Au Revoir Simone s'est pourtant constitué un public propre charmé par leur conception très personnelle de la pop électronique. A front de scène derrière leurs synthés vintage et une boîte à rythmes, Erika Forster, Annie Hart et Heather D'Angelo ont une "touche" assez improbable avec leur petites robes d'été et même des hauts talons pour l'une d'entre elles. Munies d'un nouvel album, "Still Night, Still Light", elles ne changent pas pour autant la formule qui les a fait connaître: des boucles répétitives sur synthés et des harmonies vocales à trois pour une pop aérienne et gracieuse.

La boite à rythmes se montre cependant plus présente que sur disque atténuant quelque peu la légèreté du propos mais chassant, heureusement, aussi la menace de monotonie qui poi

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