Emily Loizeau au Chapiteau

Emily Loizeau au Chapiteau
botanique18/05/2009 00h00

La pluie des jours derniers ? La fin de la semaine ? Tous à l'Orangerie pour Bat For Lashes ? La foule n'était pas vraiment au rendez-vous en ce début de soirée devant (et dans) le chapiteau.

La pluie des jours derniers ? La fin de la semaine ? Tous à l’Orangerie pour Bat For Lashes ? La foule n’était pas vraiment au rendez-vous en ce début de soirée devant (et dans) le chapiteau. Quelque fans venus applaudir Emily ont gentiment écouté Spleen. Reggae coloré, torse nu et perlé de sueur, énergie folle au programme du français. Un style musical pas vraiment dans la veine de celle de l’auteur de Pays Sauvage mais qui a su convaincre les quelques personnes venues plus tôt…

Et puis… Emily la Jolie a fait son apparition, superbe dans une longue robe blanche, presque fragile, comme sortie d’un tableau, accompagnée de ses musiciens. Timide, elle commence par un Dis moi que tu ne pleures pas accompagné du seul son du violoncelle. Les spectateurs sont déjà sous le charme de cette grande fille peu à peu surdynamisée. Le set lumineux la sublime, les chansons s’enchaînent, elle s’apaise, sort de la réserve du début, discute avec le public, se moque gentiment d’elle, de lui, de la Belgique. Il pleut à torrent sur la bâche, mais ce n’est pas à cause de la poésie superbe et boostante de la belle. Et puis elle s’en fout Emily, tantôt debout, faisant battre son (petit) tambour, tantôt devant son piano, elle vit ses chansons, elle communie avec les spectateurs ; après trois morceaux, le public fait corps avec l’interprète. Suivent les titres de l’album Pays Sauvage, enrichis de magie sensible. Un Coconut Madam déjanté, un Femme à barbe participatif (le public marquait le rythme « en rage et colère »…que du bonheur !), un caustique et drôlatiquement théâtral The Princess and the Toad … Le concert tire vers la fin, tous applaudissent,  en veulent encore, encore et encore… La belle et ses musiciens reviennent, et ensemble, a cappella, nous livrent un bijou sensible, discret et magique, un rappel intime... On sort du chapiteau bercé et énergisé, un bout du Pays Sauvage au fond du cœur.-I.P.

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