Olivia Ruiz sort un album très bal au village

Olivia Ruiz sort un album très bal au village
culture07/04/2009 10h54

"La femme chocolat" revient avec un disque aux atmosphères de western et de bal au village. Bienvenue dans son bastringue.

 En huit ans, la jeune fille du Sud qui fumait des clopes dans le jardin de la Star Academy est devenue une artiste à part entière. Autour d’un travail très personnel, elle a su réunir le public et la critique. Un exploit. Si son premier album "J’aime pas l’amour" n’a connu qu’un succès d’estime (75.000 disques vendus), son successeur "La Femme chocolat" a créé l’événement. Près d’un million d’exemplaires écoulés, plus de six mois dans le top 15 des ventes et deux Victoires de la musique. La fille au "petit cœur tout mou" revient aujourd'hui dans l’arène. Accompagnée de son fidèle amoureux Mathias Malzieu (Dionysos), mais aussi de jeunes pousses de la scène indépendante (Coming Soon, Lonely Drifter Karen et The Noisettes), elle livre un disque personnel. Osé, déroutant et bien ficelé.

 Tout en atmosphères de western, de bal du village, de chanson française, de rock pur et dur et de bricolages pop, "Miss météores" développe encore un peu plus l’univers de Ruiz. Comme dans "La Femme chocolat", elle propose des chansons étonnantes et paradoxalement peu taillées pour le succès. A l’arrivée, par la magie des textes et d’une voix irrésistible, elle nous fait pourtant accepter sa proposition. "J’aime l’idée de proposition, avoue-t-elle. En tant qu’artiste, il faut oser dire au public: Me voilà telle que je suis. Acceptez-moi ou repoussez-moi, mais je suis comme ça!" A 29 ans, Olivia écoute ses envies. Ça aussi, c’est du talent!

Vous continuez de faire exactement ce que vous voulez?
Plus que jamais. Quand vous venez d’avoir un petit succès, vous pouvez encore plus vous imposer. C’est un truc que j’ai vite intégré. Aujourd’hui, la réussite me permet d’exiger ce que je veux et tout de suite. A savoir qu’on me foute la paix et qu’on me laisse exactement faire les chansons que j’ai envie de faire.

Ce "petit succès" comme vous l’appelez, il a été facile à vivre?
En fait, on croit toujours que le succès, c’est le truc qui est tout beau, tout rose. En fait, il vous attire autant d’emmerdes que de trucs super. Tout est amplifié. Même si ça peut paraître indécent de dire ceci, le succès ne rend pas la vie plus simple. Ce qu’il a fallu éviter après "La Femme chocolat", c'était de me mettre la pression pour la suite. J’ai donc choisi de partir. On a sorti l’album en Espagne, j’ai fait des chansons pour le disque de Juliette Gréco et j’ai monté un projet au Burkina Faso avec mon frère. Pendant ce temps, je m’amusais à écrire des textes. Lorsque j’en ai eu quinze, je me suis simplement dit: "Voilà, j’ai l’album".

Le succès est quelque chose que vous recherchez?
Oui, et dans le monde merveilleux des Bisounours, j’en voudrais plus encore. Quand vous avez commencé dans des salles à moitié vides et que vous jouez soudain dans des lieux non seulement plus grands, mais pleins, vous n’avez pas du tout envie de revenir en arrière.

Ça vous plaît, la célébrité?
Bien sûr, même si ce n’est pas à la mode de l’avouer. Pour les artistes qui n’ont que des petites gamines dans leur public, je peux comprendre que ce soit difficile à gérer. Dans mon cas, c’est un bonheur absolu, car viennent à mes concerts des personnes de tous âges. La célébrité, c’est en fait un moteur pour vous pousser à aller bien. Il y a quelque temps, je me suis levée un peu déprimée. Je savais que, de toute la journée, je n’avais que mes courses et mon ménage à faire. Je descends au supermarché et là, une vieille dame me prend les mains et m’embrasse comme si j’étais sa petite-fille. Moi, j’aime ça. Je me nourris de ça.

Que raconte votre nouvel album?
Que je suis bien névrosée, que je suis bien travaillée de la tête. Il y a du sourire dans mes chansons, mais il faut que je me force. C’est plus fort que moi. Dans la vie, je suis plutôt une personne légère et rigolote. Devant la feuille, c’est le côté obscur qui a tendance à ressortir.

Dans l’album, vous suppliez les

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