Les Barons, un premier film flashant

Les Barons, un premier film flashant
culture03/11/2009 08h50

Virée dans les quartiers rebeux de Bruxelles. Le film qui va vous faire adorer porter un training et des Air Max. Phénoménal.

A l'heure où l'on reparle de la mauvaise réputation de certains quartiers bruxellois - "zones de non-droit", voir pages 6 à 12 -, Nabil Ben Yadir, qui comme son nom l'indique vient de là, livre un film courant d'air qui est loin d'être le Scarface de Schaerbeek. Clairement autobiographique, Les Barons ne fait l'apologie ni du bling-bling, ni de la violence, ni des tournantes, ni du coup de poing américain, mais montre "simplement" des types fatigués d'être nés. Et à qui il ne faut donc pas trop en demander. Le film tire le portrait à une bande de Marocains au chômage dont le but est d'avancer le moins possible dans l'existence afin de ne pas gaspiller le crédit de pas qui leur a été accordé à la naissance. Convaincus que chacun a un nombre limité de pas à franchir sur cette terre, Mounir, Aziz et Hassan s'économisent. A vrai dire, ils y vont plus que mollo.

Aristocrates de la glandouille, princes du parking au Lidl et experts en frime bon marché, les Barons n'en touchent pas une. Ils sont loin du surmenage et encore plus loin d'envisager le burn-out. En outre, grands frères et modèles d'identification du cool (ils conduisent une BMW qu'ils ont achetée à huit, trop la classe!), les Barons font rêver à trois blocs à la ronde. Franck, notamment, petit Belge dont le désir le plus cher est, sans doute, d'être réincarné en beur chômeur pour pouvoir enfin prononcer "inch Allah" avec le bon accent. Héros de personne mais vedettes de leur quartier, ils incarnent cette culture des garçons qui passent leur vie dans la rue, adossés à réchauffer de leur survêt Adidas la pierre des rebords de fenêtres. Leur QG? L'épicerie de Lucien, un Flamand raciste juste ce qu'il faut ("C'est pas avec des mecs comme ça qu'on va récupérer le Congo"), épicerie du coin dont ils ont définitivement bousillé l'étalage fruits et légumes à force de s'y vautrer.

Quelque part entre Dikkenek chez les Arabes et Plus belle la vie à Molenbeek, le film de Nabil Ben Yadir - à se tordre tant il est bien écrit - pourrait suivre l'exemple de ses personnages et n'en faire qu'un minimum. Et pourtant… Les Barons ne se contentent pas d'aligner les bonnes répliques (et il y en a des palettes) ou de faire dans l'accumulation de sketches mis bout à bout. A la manière de Yassir Benmiloud, l'homme qui a commis Allah superstar, ou de Jamel Debbouze, idole déclarée de cette génération d'auteurs,Nabil Ben Yadir produit de la vanne d'excellente facture, de celle qui donne son sens à l'humour lorsque l'humour devient l'outil sociologique le plus évident à utiliser face à la victimisation.

Personne ne se plaint de sa situation dans Les Barons. Personne et certainement pas le trio de glandeurs décomplexés qui, à côté du chômage, se fait du bonus grâce à des combines de malandrins: trafic à l'examen du permis, trafic de constats pour non-respect de priorité de droite… Personne ne se plaint vraiment sauf peut-être Kader, le père de Hassan, vaguement chagriné de ne pas voir son fils se présenter à l'entretien d'embauche à la STIB, autant dire - pour le post-jeune (28 ans quand même) - le bagne professionnel des Maghrébins de Bruxelles.

Construit sur le mode de la comédie, le film a été tourné dans une forêt de paraboles - Anderlecht, Saint-Gilles, Molenbeek, Schaerbeek - mais ne fait pas que rire ou se foutre de la gueule du monde. Il montre également combien l'espace vital de ces garçons de la rue est étriqué, empêtrés qu'ils sont dans les contradictions qui sont celles de tout jeune musulman coincé entre le respect de la tradition ("Mon fils, il ne sait même pas tuer un mouton") et la tentation de la modernité. Quasi programmée dès l'enfance, une vie d'entre-deux que l'on subit par habitude et qui devient, à la longue, une vie de cul-de-sac dont plus personne ne se plaint.

Dans un quotidien où rien ne se passe et où aucune tête ne dépasse du rang, ceux qui s'en sortent sont alors exhibés en miraculés sociaux. C'est le cas de Malika, la sœur de Mounir, jour

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jaime bien hassan

par selena gomez à 03/06/2011 16:46

 

j aime hassan mais il y a des s instulte moi jai aimer quand le garcon est venue dans la fille et il a dit expese de conar et aussi jai aimer quand le garcon il a dit a la madame sourier au moins et ellle a taper dans la table bay es selana et justin biebier

par selena gomez à 03/06/2011 16:46

 

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