
Le parrain de la french touch a une collection de 55.000 albums. Et autant d'histoires à raconter. Voici les dix plus belles.
Son nom figure depuis vingt ans sur tous les flyers de la planète techno. Mais il est aussi sur la liste noire des sociétés de déménagement en France. La raison? Sa collection de disques dépasse les 55.000 références, tous formats confondus: 33 tours vinyle, maxi 45 tours, CD, intégrales et coffrets classés minutieusement par genre et par ordre alphabétique. "Quand j'ai déménagé l'année dernière, le gars m'a dit: "Plus jamais". Mes disques occupent quatre pièces de ma nouvelle maison. Je dépasserais les 100.000 exemplaires si je ne m'étais pas séparé des albums ou des démos qui ne m’intéressent pas du tout. Ceux-là, je me contente de les enregistrer sur fichier, ça prend moins de place."
A 44 ans, Laurent Garnier est tout sauf un vétéran dans un genre musical pourtant allergique aux vieux os. En juillet dernier, malgré une concurrence féroce, il fut l’un des artistes les plus remarqués au festival de Werchter. Il y défendait avec de vrais musiciens (oui, des mecs avec des instruments à la place de laptops) "Tales Of A Kleptomaniac", son dernier album qui rappelle son attachement profond aux musiques noires. Voici un mois, le DJ faisait danser quinze mille noceurs, pour la plupart des jeunes qui pourraient être ses enfants, aux Transardentes de Liège. Il remet le couvert ce 26 mars, à Bruxelles cette fois, pour la première édition des PiaS Nites. Enfin, tout en combinant résidences et DJ sets, il anime chaque week-end sur Pure FM, It Is What Is, émission où il distille avec passion ses récentes découvertes. Si ce pionnier de l'électro qui a fait ses débuts en 1987 à la mythique Hacienda de Manchester est toujours pertinent aujourd'hui, c'est parce qu'il a une ligne de conduite exemplaire. Exigeant, incorruptible et toujours curieux, comme le témoigne ces dix pépites tirées de sa discothèque.
Divers - "A Clockwork Orange, The Monte Cross" - 1971
"Mes parents avaient un ami qui bossait pour le label CBS. Il ramenait toujours des caisses de vinyles à la maison et c’était le bonheur total. Mais à l’âge de 7 ans, j’ai voulu avoir mon premier 33 tours rien qu’à moi. J'ai cassé ma tirelire, je suis allé chez un libraire du quartier qui avait un petit présentoir de disques bon marché et j’ai acheté ce soundtrackd’Orange mécanique. Ce n’est pas la version originale, mais un truc réorchestré avec une pochette sur laquelle on voit une orange et du sang qui coule. Je l'ai toujours dans ma collection."
Happy Mondays - "Pills 'n' Thrills and Bellyaches" - 1990
"C’est le disque qui définit par excellence l’atmosphère de Manchester lorsque j'étais DJ à l’Hacienda en 1987 (club fondé par New Order - NDLR). Je mixais des maxis house pour un public de rockeurs. Happy Mondays, c'est la même chose: un crossover entre le rock et l’électro, entre des chansons qu’on écoute à la maison et des trucs pour s’éclater le vendredi soir. Ce n’est pas mon album de chevet, loin de là, mais il me fait replonger dans une période importante de ma vie."
Deep Purple - "Made In Japan" - 1972
"Quand j’étais gosse, je retrouvais mes petits camarades le mercredi après-midi après l'école. Nous nous fabriquions des guitares en carton et nous mimions dans le salon tous les morceaux de "Made In Japan". Je l’ai acheté en format double vinyle et je me le suis payé en CD "Deluxe Edition" voici quelques années. C’est marrant, parce que mon fils v
Tags: Simian Mobile Disco, Deep Purple, défilé, coiffure, cheveux longs, Karen Cheryl, Pantene, Laurent Garnier, Happy Mondays, Sam McKnight
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