
Elle s'émancipe, recrute l'ancien producteur de Madonna et l'ex-complice de Robbie Williams.
| Tweet |
En puisant son inspiration chez Paul Simon ou Leonard Cohen, la gracieuse Katie Melua a séduit un vaste public et s’est même imposée comme l’artiste féminine britannique la plus vendeuse de la planète.
Son public, grosso modo le même qui plébiscite Norah Jones, ne sera pas bousculé par un quatrième album aux ambitions pourtant renouvelées. La chanteuse d’origine géorgienne s’émancipe de son mentor, le producteur et coauteur Mike Batt qui avait créé le groupe pour enfants The Wombles dans les années 70 et fondé en 2002 le label Dramatico sur lequel il a signé Katie Melua mais aussi Carla Bruni.
La chanteuse a fait cette fois équipe avec William Orbit, ancien producteur de Madonna, et a collaboré avec Guy Chambers, ex-auteur-compositeur pour Robbie Williams. "Il n’entrait pas dans mes intentions de tout bouleverser. Je voulais un son différent, pas une métamorphose."
Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler avec William Orbit? Ses productions pour Madonna ou pour Blur?
Katie Melua - Pour être honnête, je ne me suis pas vraiment intéressée à ce qu’il avait fait avant. J’essaie de ne pas accorder trop d’importance au passé des gens. C’est ce que j’ai fait quand j’ai rencontré Mike. Ce qui m’a décidée, c’est plutôt sa réaction à l’écoute de mes démos, le fait qu’il ait craqué sur I Want To Kill You, une chanson qui m’est très chère, plutôt que sur un aspect plus dansant. Avec cet album, je ne voulais rien m’imposer et rien m’interdire. Je voulais un disque futuriste mais qui soit inscrit dans la tradition. Je voulais des atmosphères à la fois angéliques et résolument démoniaques…
Dans une interview récente, William Orbit disait vivre reclus et avoir renoncé à la production. Il semble avoir souffert d’un burn-out après sa collaboration avec Madonna. Ça ne vous a pas inquiétée?
J’avoue que je n’étais pas vraiment au courant de sa décision d’arrêter la production quand je l’ai rencontré. J’ai surtout été épatée par son enthousiasme et son envie de travailler avec moi, malgré le fait qu’il avait décidé de prendre sa retraite…
Vous êtes une artiste très populaire, comment vivez-vous ce succès?
Je me sens très chanceuse et je vis cette situation avec beaucoup de bonheur. Mais je ne me considère pas uniquement comme une artiste, ce n’est qu’un aspect de ma vie. J’ai des moments d’angoisse et c’est en partie pour ça que j’ai pris une année sabbatique. Mais j’ai retrouvé confiance en me recentrant sur la musique. Les modes passent et parfois ce qui marche est totalement nul alors que des choses formidables ne trouvent pas leur public… Ça relativise l’impact que l’on a sur le succès. Je ne me pose pas trop de questions sur l’engouement du public pour ce que je fais. Mais récemment, j’ai pensé que ça devait être à cause de mon optimisme. Je dois être la personne la plus optimiste du monde. Ça m’étonne toujours moi-même…
En dehors de la musique, quels sont vos centres d’intérêt?
La méditation. J’ai découvert ça récemment et ça m’aide beaucoup. Et puis la gastronomie. Et le sexe…
Bernard Dobbeleer
Tags: Carla Bruni, Madonna, Robbie Williams, confessionnal, Katie Melua, Guy Chambers, confessions, péché
Sélection moustique
Les plus lus
Articles récents
Se connecter pour ajouter un commentaire
Great blues but it's good to listen Kulan'zau on my space.com.It's also good blues
par Pierre à 22/05/2011 02:16