
Sa nouvelle proie: le film d'action. Rencontre avec un acteur qui se voudrait plus riche mais accepte mal d'avoir mieux réussi que ses parents.
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Le malheur des uns fait le bonheur de l’autre. Predators a enfin propulsé Adrien Brody tête de gondole d'un film d’action après vingt ans au purgatoire des œuvres d’auteur ou des seconds rôles. Mais cette victoire, il la doit à la crise qui gangrène actuellement le cinéma mondial. "En fait, c’est la baisse des recettes des studios de production qui m’a donné cette occasion de figurer au générique de Predators."
En cette période où les nababs d’Hollywood ne croulent plus sous les dollars, mais sous les dettes, le producteur Robert Rodriguez (Desperado, Sin City) est en effet parvenu à se débrouiller avec des budgets pas trop élevés et à tirer le meilleur parti d’acteurs pas trop chers. C’est-à-dire ceux que personne n’aurait naturellement choisis pour le rôle. Dans ce cas-ci: Adrien Brody, 37 ans, Américain, voix de baryton et charisme délavé de vieux prof de tennis, célèbre pour son rôle oscarisé dans Le pianiste de Polanski, un peu moins pour King Kong. Mais le pari est gagnant. Certes, ce troisième volet de la saga Predators façon Jurassic Park dans la savane n’est pas parfait, mais Brody, lui, convainc sur le sentier de la guerre aux monstres sanguinaires.
Vous voilà au générique de Predators, un blockbuster estival. On ne vous attendait vraiment pas à pareille fête?
Adrien Brody. - Moi non plus! Je sais que cela surprend de me voir à l’affiche de Predators. Jusqu’à présent, il fallait que je sois pianiste ou Droopy pour revendiquer un rôle quelconque. Les gens vont me voir en guerrier et se dire "Hey, t’as vu? C’est le mec du Pianiste"! Bref, ça passera ou ça cassera. Je dors encore la nuit, mais je me demande quand même comment tout cela sera perçu.
Pourquoi avez-vous accepté ce rôle, si cela vous stresse tant que ça?
Peut-être justement parce que cela me met la pression. J’ai parfois besoin que l’on me secoue un peu. Et puis, dès que vous vous montrez convaincant dans un type de rôle, Hollywood a la fâcheuse tendance de vous enfermer dans ce registre. Alors que la véritable beauté du métier d’acteur se niche à l’exact opposé: sauter d’un genre à l’autre. "Jouer", dans tous les sens du terme. Je ne suis plus un numéro, je suis un acteur libre! (Il prononce ces paroles en imitant le héros de la série Leprisonnier.)
Vous êtes aussi déjà apparu dans des comédies comme Dummy (2002). C’est donc que l’on ne vous cloisonne pas tant que ça?
Je me souviens d’un directeur de casting qui m’avait dit: "Vous n’êtes pas comique et vous êtes même sinistre. Mais justement, ça pourrait faire rire le public". Vous parlez d’une reconnaissance.
Et puis, vous avez aussi joué l’idiot du village dans The Village!
Quand le réalisateur M. Night Shyamalan m’a approché pour ce rôle, je lui ai tout de suite dit de ne pas être gêné de me proposer une place de crétin. De manière générale, c’est toujours délicat quand vous choisissez un acteur pour incarner un débile, un moche ou une crapule. Je sais que plein d’autres comédiens avaient décliné auparavant. De peur que le public ne les confonde avec leur image dans le film. Je n’ai jamais fait attention à ce genre de chose.
Dans Predators, vous prenez carrément le poste jadis occupé par Arnold Schwarzenegger. Vous perpétuez un lourd héritage...
"Lourd" dans tous les sens du terme! (Rire.) J’ai dû prendre du poids pour être crédible. Mais lorsque la balance a affiché vingt kilos de plus, je me suis regardé dans la glace, et je me suis bien aimé. J’ai enfin pris un peu confiance en moi.
Vous n’êtes pas milliardaire mais vous gagnez bien votre vie. C’est mal vu dans le milieu d’où vous venez?
Pas mal vu, mais parfois gênant pour moi. Ma mère était photographe et mon père prof d’histoire. Nous hab
Tags: sexe, Adrien Brody, sondage sexo, Salon de l'érotisme, Predators
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