
En cette période estivale qui n'éblouit guère par le nombre de films
qui poussent le spectateur à l'ombre des salles plutôt qu'au soleil des
terrasses, notre intérêt de la semaine se porte surtout vers ce drame
participant au devoir de mémoire collectif.
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En cette période estivale qui n’éblouit guère par le nombre de films qui poussent le spectateur à l’ombre des salles plutôt qu’au soleil des terrasses, notre intérêt de la semaine se porte surtout vers ce drame participant au devoir de mémoire collectif.
Retour en URSS et septante ans en arrière, durant les terrifiantes "grandes purges", où ont péri dans des camps des milliers d’opposants, avérés ou supposés, au pouvoir soviétique. Sous le régime de la terreur instauré par Staline, une jeune poétesse et professeur de littérature russe est envoyée pour douze ans dans un goulag de Sibérie. Certes, elle est juive, ce qui, à l’époque, pardonnait rarement. Mais, travaillant pour un parti politique influent, elle ne pensait jamais faire partie des déportés. Et pourtant… Seule lueur d’espoir dans cet enfer, et alors qu’elle a tout perdu (mari, enfants, biens): elle sympathise avec le médecin - allemand - de cet horrible camp…
Dans cette coproduction belge, la Néerlandaise Marleen Gorris, Oscar du meilleur film étranger en 1995 pour Antonia et ses filles, nous plonge dans la terrifiante mécanique stalinienne. Un film d'autant plus poignant qu'il s'inspire d'une histoire vraie: celle d'Eugenia Ginzburg, emprisonnée en Sibérie de 1937 à 1949. Si cette critique éclairée d’une des périodes les plus sombres de l’histoire récente de la Russie manque d’émotion et souffre d’une esthétique bon marché, son message et sa valeur de témoignage en font un objet cinématographique précieux.
P.-Y.P.
Tags: Cinéma, bande annonce, Within the whirlwind
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