Angelina, l'espionne explosive

Angelina, l'espionne explosive
culture03/08/2010 16h06

Actrice la mieux payée d'Hollywood, elle peut tout se permettre. Même faire changer un espion de sexe et annoncer sa préretraite à 35 ans.

Actrice la mieux payée d’Hollywood, elle peut tout se permettre. Même faire changer un espion de sexe et annoncer sa préretraite à 35 ans.

On connaît des acteurs qui galèrent et sont prêts à toutes les compromissions pour être remarqués par un réalisateur. Angelina Jolie, elle, fait partie de ces privilégiés du septième art qui ont le droit de vie ou de mort sur un scénario. Dernier exemple en date: Salt, un thriller d’espionnage où Madame Brad Pitt est rappelée au rayon action. "A la base, ce film proposait un personnage féminin à mi-chemin entre le faire-valoir et l’allumeuse de l’espion en chef qui, lui, était évidemment un homme. Cela ne m’intéressait pas. Je voulais jouer un personnage plus viril et avoir un maximum de scènes d’action. Pas juste jouer la potiche

Quand la réalisatrice Amy Pascal vous a contactée, vous avez donc accepté à condition de ne pas jouer une James Bond girl, mais bien une sorte de 007?

Angelina Jolie. - J’ai rencontré Amy voilà deux ou trois ans, lorsqu’elle réfléchissait à monter ce film. A ce moment, elle n’avait pas imaginé donner le rôle principal à une femme. Elle songeait à quelque chose de plus convenu pour l’actrice principale. Mais notre conversation l’a fait réfléchir et, petit à petit, changer d’avis. Quelques mois après cette discussion, elle m’a rappelé en disant qu’elle avait adapté son scénario. Elle a développé un personnage féminin casse-cou. Bref, toute l'histoire a changé de sexe! L’espion est devenu une espionne, et j’ai confirmé ma participation dans la foulée.

Vous êtes une sportive accomplie. Mais, dans Salt, certaines cascades vont bien plus loin que ce que vous accomplissez d’habitude. Vous avez suivi un entraînement particulier?
A.J. - Non! Il est des choses - comme passer à travers une fenêtre - pour lesquelles aucun entraînement n’est possible. J’ai donc travaillé au feeling. Genre "Et maintenant, on saute par la fenêtre, hop, en route!" Par contre, j’ai suivi une formation poussée au combat à mains nues. Car nous tenions à ce que ces scènes soient fluides, pas juste un enchaînement de morceaux réussis choisis au milieu de milliers de prises loupées. Les luttes ont donc été répétées comme des chorégraphies, au mouvement près. Pour moi, les scènes d’action musclées font une grande partie du sel du métier. J’ai d'ailleurs rencontré Brad alors que nous exécutions des cascades côte à côte (pour le film Mr. et Mrs. Smith). Nous sommes une famille de cascadeurs, où cela n’étonne personne que maman passe à travers les carreaux.

Vous alternez vos périodes de travail avec celles de Brad pour que l’un des deux puisse rester auprès des enfants. On vous propose encore de travailler ensemble comme pour Mr. et Mrs. Smith?
A.J. - Aussi bizarre que cela puisse paraître, on ne nous propose plus très souvent ce type de collaboration. Ou alors, de peur de nous braquer, les réalisateurs n’osent pas nous en parler franchement. Souvent, on nous envoie des projets de films où je suis aux prises avec un homme qui ressemble étrangement à Brad. Et lui, il reçoit des scripts où une femme avec mon tempérament et mon type de physique lui donne la réplique. Pourtant, nous aimerions retravailler ensemble, à condition de trouver la bonne solution pour emmener les enfants avec nous sur le tournage. Ceci dit, en tant que couple, nous devons veiller à ce que le public ne vienne pas voir un éventuel film commun dans un esprit voyeuriste. Bref, si on rejoue ensemble, ce sera du pur cinéma, sans un gramme d’aut

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