
Moustache de pizzaiolo, salopette flashy et pif à patate. Il a détrôné Mickey.
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Il y a 25 ans naissait le plombier le plus populaire - et le plus pixellisé - du monde. Aujourd'hui, Mario, d'écran télé en écran ciné, et en passant par les gadgets dérivés, s'est soudé à la culture pop.
La recette de son succès? Un savant cocktail de programmation informatique à la pointe et d'imagerie vraiment trognon, à faire fondre toute la famille. Un personnage et un univers révolutionnaires que ses créateurs ont eu l'intelligence de faire évoluer avec le respect de ses racines!
Lors d’une réunion pour la sortie américaine de Donkey Kong, les huiles de Nintendo sont interrompues par un certain Mario Ségale, propriétaire des locaux. Sa dégaine d'ouvrier et le prénom rital du bonhomme auraient déclenché l'étincelle dans les cerveaux nippons. Quatre ans plus tard - le 13 septembre 1985 pour être précis -, le plombier de pixels déboulait dans les foyers japonais sur console NES (Nintendo Entertainment System), dans un jeu de plate-forme révolutionnaire. Il ne s'agissait plus de s'adonner à la performance pure - atteindre le plus haut score - mais d'atteindre un but précis dans un délai serré.
A l’origine, Mario devait être charpentier. Il s'est finalement dirigé vers la plomberie avant de diversifier. Au détour par la médecine (dans Dr Mario, un jeu proche de Tetris), il faut ajouter d'autres bifurcations. Kart, golf, foot, tennis, basket et combat n'ont plus de secret pour lui. Il n'a pas cessé de bosser, même en vacances (voir Mario Sunshine, sorti en 2002 sur GameCube). Et, depuis le 11 juin et la sortie de Mario Galaxy sur Wii, il poursuit sa conquête de l'espace. Mario reste pourtant connu pour ses activités premières: frapper des carapaces, exploser des blocs de béton avec sa tête et se doper aux champignons pour sauver Peach, l'innocente princesse qui se fait systématiquement kidnapper par Bowser, mi-tortue mi-dragon et ennemi juré de Mario.
Mario version 1985 est minimaliste, limitations techniques de l’époque obligent. Mais à y regarder de plus près, il n'a que peu changé au fil des années. Une moustache pour souligner son gros nez, une casquette pour éviter de devoir modéliser ses cheveux et une salopette au bleu éblouissant pour suivre ses mouvements. En 1996, date du passage à la 3D, le plombier se refait une beauté. Il devient à la fois "kawaii" ("mignon" en japonais) et "super-deformed" (caricatural), bref tel qu'on le connaît aujourd'hui: petit avec une grosse tête, de grands yeux et un nez en quasi patate.
Depuis ses débuts, la série Mario s’est écoulée - accrochez-vous! - à 240 millions d’exemplaires dans le monde. Les aventures du plombier rital cartonnent, car elles sont d’une qualité et d’une profondeur inouïes. Tout en respectant la cohérence de la licence, chaque épisode fait progresser la jouabilité. Du coup, Mario est autant apprécié du grand public pour son accessibilité que des joueurs hardcore pour son grand nombre d’éléments cachés et sa durée de vie conséquente. Preuve ultime de la gloire: au début des années 90, une enquête marketing de Q Score montre qu'un enfant américain reconnaît plus facilement Mario que Mickey Mouse.
Mario a accompagné l’histoire des consoles en tant qu'ambassadeur de Nintendo, spécialiste des jeux familiaux. Du coup, le plombier a grandi aux côtés des autres héros de l'écurie nippone: Peach, Luigi, Toad et Donkey Kong. Et, comme porteur du blason Nintendo, il a dû batailler ferme contre Sonic, mascotte du rival Sega. Grâce notamment à Mario, Nintendo a gagné la partie: en 2001, Sega a mis fin à la production de ses consoles.
C'est Shigeru Miyamoto, paternel de Mario, devenu grosse légume chez Nintendo, qui l'assure: "La série a constamment tiré parti des dernières avancées technologiques." Ainsi, en 1996, pour marquer le lancement de la console Nintendo 64, Mario devient le premier héros vidéo-ludiqu
Tags: nintendo, Sega, Super Mario
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