M Pokora: "Je ne bois pas, je ne fume pas et je fais du sport"

M Pokora
culture14/08/2012 13h36

Beau gosse, gentil garçon, footeux fashion et employé du mois de l'industrie du disque, il est adoré par les gamines et détesté par les critiques. Phénomène.

"Je ne suis pas politiquement correct, mais les valeurs que je défends sont saines"

Dans l'espace presse du Ronquières Festival, on sent de l'effervescence. Julien Doré dîne avec ses potes pendant que d'autres artistes répondent aux questions des journalistes. Le seul à s'être isolé dans une salle avec accès réglementé, c'est Matt Pokora. À quelques mètres, c'est l'effet M.P. (prononcer M Pi) assuré. Des dizaines de curieux trépignent. Parmi eux, un photographe en pamoison ultra-demandeur d'un autographe et d'une photo avec son héros. Où qu'il aille, les fans -à dominante féminine- sont présents, entretenant le vacarme qui entoure désormais sa vie. Il y a quelques mois encore, on le croyait commercialement mort... Aujourd'hui, quand il annonce une date à Forest National, il faut quasi instantanément en programmer une deuxième, la première affichant sold out en moins temps qu'il n'en faut pour fredonner un ses tubes.

 

Produit de la télé-réalité du début des années 2000, Matthieu Tota, membre du groupe Link Up, a tout de suite enflammé l'imaginaire des gamines. "Je me suis fait tatouer une étoile sur l'épaule après le clip des Link Up, Mon Etoile" raconte Marine, aficionados des débuts. Beau gosse poli aux alures de bad boy de salon, Matt soigne son corps multi tatoué (de footeux) et son look ultra-travaillé de modasse R&B. Mais ce qui marche par-dessus tout, c'est son omniprésence sur le marché et sa gentillesse partout ailleurs. Avec un album tous les deux ans, de longues tournées et de nombreux plateaux télés, le bonhomme ne chôme pas. "C'était un peu éreintant les premières années, maintenant c'est devenu un rythme de croisière, dit-il. Je suis jeune, si je ne suis pas hyper productif maintenant, je ne vois pas quand je pourrais l'être." Sur Twitter, sur Facebook ou dans la "real life", le chanteur n'hésite pas à communiquer avec ses fans. Un prince charmant 2.0, à la fois lointain et accessible, rien de mieux pour stimuler l'imaginaire des jeunes filles...

 

Toujours descendu par les journalistes, déclaré plusieurs fois fini, notamment après l'échec de l'album "MP3" produit par Timbaland, M Pokora profite -en plus d'un physique plus qu'agréable- d'un capital sympathie quasi inébranlable. Une sorte de Calimero que ses fans protègent becs et ongles contre la fourberie des critiques. C'est d'ailleurs le thème de son single On est là. "Je reviens d'un passage assez délicat avec mon album en anglais. Ça m'a donné l'envie de parler de mon combat contre les médias, du fait de se battre pour réaliser ses rêves et de ne jamais baisser les bras." Le doute n'est plus permis, Matt est un vrai gentil. Une star qui vous claque la bise et vous demande, à la moitié de la première question, de passer au tutoiement. On y va... Et puis tout doucement, on comprend l'engouement...

 

k On t'a souvent qualifié de has-been... Est-ce que les critiques agissent comme un moteur?

M Pokora - Non, pas vraiment... La seule compète que j'ai, c'est avec moi-même. Je ne suis pas en course avec un autre artiste, je ne regarde pas ce qui se fait à droite à gauche, où en sont les autres.

 

k C'est vraiment possible?

M.P. - Oui, je ne suis en concurrence avec personne, je suis le seul dans mon domaine. J'estime que je suis arrivé à un certain niveau, ma longévité en est un exemple. J'ai réussi à faire pas mal de belles choses en neuf ans et demi. J'ai rempli de grandes salles, j'ai fait de longues tournées, j'ai collaboré avec des gens qui me faisaient rêver étant gamin,... J'ai accompli beaucoup de mes rêves. La critique fait partie du jeu. Si tous les gens de l'industrie lisaient ce qui se dit sur eux, ils arrêteraient tous dans la seconde, moi y compris. On ne peut pas faire l'unanimité, mais j'estime que ce que je fais, je le fais bien. Tous les gens qui viennent à mes concerts en ont pour leur argent: c'est le plus important quand tu es artiste.

 

k Ta fanbase est très active, tes déplacements sont souvent accompagnés de nombreuses demoiselles qui crient,... Quelle est ta recette pour entretenir la flamme?

M.P. - Quand j'ai le temps, je me fais des sessions Twitter et Facebook pendant 45 minutes et je réponds au plus de messages possibles. J'essaye de partager des choses avec eux via les réseaux sociaux: un endroit où je me trouve, une ambiance, un moment insolite,... Ça permet de rester proche, de partager autre chose que la date de sortie de mon album. En 2012, on est passés au-dessus de ça, il faut donner de sa personne! Et puis sur scène, surtout, j'essaye de leur montrer à quel point je les respecte et à quel point je suis fier de les avoir en face de moi. Mon but, c'est qu'ils repartent avec le sourire. Par les temps qui courent, ce n'est plus si évident d'acheter une place de concert, donc je veux que les gens qui choisissent de venir me voir ne le regrettent pas une seconde.

 

Retrouvez le reste de cette interview dans votre Télé Moustique du 15 août!

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