
Artiste rare en interview et généreux sur scène, Bashung se confiait en mai 2008 à Sylvestre Defontaine comme il ne l'avait sans doute jamais fait. Entre fantasme sur l'avenir et évocation émouvante de son enfance.
| Tweet |
Artiste rare en interview et généreux sur scène, Bashung se confiait en mai 2008 à Sylvestre Defontaine comme il ne l'avait sans doute jamais fait. Entre fantasme sur l'avenir et évocation émouvante de son enfance.
On t'aime!" "Merci Alain, merci." "Respect." C'est un peu comme si une chape de plomb s'était abattue sur le Cirque royal. Comme si le temps s'était suspendu. Annoncées, reportées et encore jugées incertaines jusqu'à la dernière minute par les sceptiques, les retrouvailles entre Alain Bashung et le public belge ont donc eu lieu ce jeudi 22 mai. L'émotion était palpable. Des larmes ont coulé pendant qu'il chantait La nuit, je mens. Nous avons eu la gorge nouée lorsqu'il a interprété seul, assis sur son tabouret et les mains tremblantes, Nights In White Satin. On s'est tus lorsqu'il a enchaîné sans le moindre temps mort les chansons rock de "Bleu pétrole", dernier chef-d'œuvre en date pour lequel il avoue avoir voulu retrouver "le plaisir des mélodies et des chansons simples". Un Bashung marqué par le cancer, oui, mais en grande forme vocale et visiblement heureux d'être de retour chez nous. De retour chez lui...
La Belgique est presque une deuxième maison pour vous. Non?
Le patron d’un studio bruxellois dit même que c’est ma résidence principale et Paris la deuxième. La première fois que j’ai travaillé en Belgique a été une révélation. A Paris, j’avais tout fait. La ville me fatiguait, elle n’était plus accueillante pour se plonger dans un album. Ici, j’ai trouvé un mariage de culture latine et anglo-saxonne très prononcé. J’avais l’impression que les Belges avaient digéré les références et fabriquaient un rock vraiment européen. Un mélange de romantisme brumeux, d’un restant de punk et de blues. Rien qui ressemblait à des autoroutes américaines, à la musique produite par les Eagles ou Fleetwood Mac.
Cela faisait cinq ans que vous n’aviez plus joué à Bruxelles, six que vous n’aviez plus sorti d’album.
Il est toujours périlleux pour moi de réaliser des disques. J’éprouve beaucoup de difficultés à sortir, à fabriquer un album complet, à bâtir un son d’ensemble
Tags: interview, Alain Bashung, Sylvestre Defontaine, Bleu pétrole
Sélection moustique
Les plus lus
Articles récents
Se connecter pour ajouter un commentaire