
L'inoubliable J.R. de Dallas dépoussière ses souvenirs. Avant d'embrayer sur de nouvelles aventures.
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Les Dexter, Dr House et autres salauds du petit écran peuvent lui dire merci. Car s’ils peuvent sévir en toute liberté aujourd’hui, c’est grâce au talent de Larry Hagman qui leur a ouvert la voie. Son interprétation du maléfique J.R. a marqué des générations entières qui ne sont pas près de l’oublier. Figure incontournable des séries télé (il a tourné dans des dizaines d’entre elles, dont la sitcom Jeannie de mes rêves), il a aujourd’hui plus de 79 ans et s’apprête à faire un double come-back. Dans le projet de remake de Dallas, prévu pour la chaîne câblée américaine TNT. Mais aussi dans Desperate Housewives, où il s’apprête à venir jouer les trouble-fêtes dans la famille de Lynette. Larry Hagman n’est donc pas près de raccrocher son célèbre chapeau!
Quel rôle avez-vous préféré dans toute votre carrière?
Larry Hagman. - Celui de J.R. Ewing dans Dallas, bien sûr. C’est le plus célèbre de mes personnages, et c’est celui qui a vécu le plus longtemps, avec 13 années au compteur. Et en plus, grâce à lui, j’ai gagné beaucoup d’argent. A cette époque, je produisais la série, mais je réalisais aussi des épisodes, en plus de jouer dedans. Ça me demandait beaucoup de boulot, mais j’aimais ça. Qu’est-ce que je me suis amusé! Parfois, j’avais l’impression que nous faisions tous partie d’un dessin animé.
Réaliser des épisodes, c’était important à vos yeux?
L.H. - C’est toujours bon pour un acteur de passer derrière la caméra. Parce que comme ça, il peut prendre du recul sur son métier. Certains se considèrent un peu trop comme des stars, et cet exercice les replace face à la réalité des choses. Gérer un acteur, quand on réalise, ça requiert d’être ouvert d’esprit, d’être précautionneux, et d’avoir une certaine gentillesse. Je pense que ça fait de vous un meilleur comédien.
Est-ce que c’était facile de diriger ses propres collègues sur Dallas?
L.H. - Je n’avais pas vraiment besoin de les coacher. Ils connaissaient parfaitement leurs rôles. Ils savaient ce qu’ils avaient à faire. J’attendais seulement d’eux qu’ils prennent du plaisir. Quand je dirigeais un épisode, vous pouviez être sûr qu’on finissait notre journée de tournage dans les temps, et que le budget était respecté. Mais je ne suis pas le seul à avoir mis en scène Dallas, puisque Patrick Duffy et Linda Gray (Bobby et Sue Ellen dans la série - NDLR) se sont également essayés à l’exercice.
Vous êtes toujours en contact avec eux?
L.H. - Oui, bien sûr. Il nous arrive, avec ma femme, de déjeuner ou de dîner avec Linda, plusieurs fois par mois. En ce qui concerne Patrick, qui habite assez loin de chez moi, on se voit tous les deux mois. On partage ensemble des parties de chasse et de pêche. Il nous arrive également de participer à quelques événements caritatifs.
Quel souvenir gardez-vous de cette période?
L.H. - Qu’il régnait alors un véritable esprit de famille entre nous. C’était un groupe de gens avec lesquels il était très agréable de travailler.
Votre scène favorite dans Dallas?
L.H. - Celle où nous avons révélé l’identité de celui qui avait tiré sur J.R. C’était un grand moment. En plus, cette information était restée longtemps secrète. Je ne l’ai su qu’au dernier moment. Le secret a été difficile à garder. Des journaux étrangers m’avaient même proposé d’importantes sommes d’argent pour que je dévoile le coupable. Mais au même moment, j’étais en pleine négociation avec la production pour obtenir une hausse de salaire. Je menaçais de quitter la série. Je n’ai donc pas accepté ces offres alléchantes, parce que ça aurait compromis ces tractations. J.R., lui, aurait pris le pognon sans hésiter!
Vous étiez l’un des premiers acteurs à menacer de quitter une série
Tags: interview, Dallas, Larry Hagman, J.R.
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