Prêts à tout pour un job

Prêts à tout pour un job
actu societe12/05/2009 10h18

Alors que le "meilleur job du monde" a été remporté, les candidats se battent pour les boulots qui restent. La crise les rend capables de tout!

Les chiffres de la crise se suivent et se ressemblent. Le nombre de chômeurs ne cesse de progresser: + 6,5 % à Bruxelles, + 3,2 % en Wallonie, + 18,3 % en Flandre… Et ce n'est pas fini: chez nous, sept grandes firmes sur dix réduisent leur personnel, ou vont le faire. Le taux de chômage devrait encore augmenter pendant un an à un an et demi. L'emploi a connu des jours meilleurs…

C'est tellement vrai que ceux qui ont un job aujourd'hui s'y accrochent du mieux qu'ils peuvent. Alors que ceux qui n'en ont pas (ou plus) semblent prêts à tout pour en dégoter un. D'ailleurs, le Net regorge de parodies qui témoignent de l'état d'esprit actuel: on ferait n'importe quoi pour bosser. Dans certains cas, on comprend qu'on ait envie de se distinguer: le "meilleur job du monde", proposé par l'office du tourisme du Queensland, en Australie, c'est garder une île de sable fin, sur la barrière de corail, pendant six mois, pour un salaire de 80.000 €. Une place au soleil qui a attiré 40.000 candidats, pour un seul élu: un Britannique de 34 ans. Décrocher un job, même pour six mois seulement, est devenu un rêve planétaire.

Mais désormais, même pour des boulots moins "paradisiaques", la concurrence est rude. Et, pour remporter la bataille, il faut faire preuve d'imagination. Un ex-employé de la finance new-yorkais, Paul Nawrocki, s'est ainsi baladé à Manhattan en distribuant son CV aux passants avec un panneau "presque sans-abri" autour du cou. Autres exemples: ce jeune Français qui s'est vendu aux enchères sur Internet ou ce cadre qui a proposé de payer pour être embauché.

Sans aller jusque-là, 70 % des candidats n'hésitent pas à embellir leur CV, selon l'Association française pour l'emploi des cadres. A l'inverse, certains jeunes surdiplômés se "déclassent", quitte à être moins bien payés. D'ailleurs, certaines firmes françaises abuseraient de la situation: contrats précaires, périodes d'essai à rallonge, "stages" non rémunérés… La palme de ce genre d'excès revenant aux USA où certains employeurs disent carrément "on embauche celui qui demande le salaire le plus bas. Faites votre offre!"

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"The Job"

Des hommes en costard-cravate et attaché-case qui sautent prestement à l'arrière d'un pick-up mexicain pour bosser comme "journaliers".

L'entretien d'embauche

Un recruteur reçoit un faux candidat, qui se met à hurler et à se taper la tête contre les murs, simulant un passage à tabac… Résultat: les autres postulants, dans le couloir, s'encourent, apeurés. Sauf un, l'ami du faux candidat simulateur, que le directeur des ressources humaines sera bien obligé d'embaucher. Dans cette pub pour Pepsi Max, les fans auront reconnu la combine du personnage d'Edward Norton dans Fight Club.

"Qui veut garder son job?"

L'agence française First Com souhaite la bonne année "malgré la crise" à ses clients en montrant des employés en doudounes, sans ordinateurs, éclairés à la bougie, qui louent ces "mesures d'économies" qui préservent l'emploi. Le patron fictif organise même un grand jeu chaque vendredi, "Qui veut garder son emploi?", où les mauvaises réponses à des questions de culture générale valent un C4 immédiat!<

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