
Trois ans selon Frédéric Beigbeder. Guère plus de deux selon les scientifiques. L'amour, inexorablement, s'éteindrait. Et toujours pour les mêmes raisons. Heureusement, on peut jouer les prolongations.
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Dossier complet de 6 pages dans le Moustique du 25 janvier.
Il ne se passe pas une semaine sans que la presse féminine n'abreuve ses lectrices de conseils pour entretenir la flamme. Résultat: un inventaire de recommandations fondamentales destinées autant aux hommes qu'aux femmes. Les voici synthétisées avec l'aide de notre psy, Patrick Traube.
Même après des années de vie commune, il faut pouvoir étonner l'autre, sous peine de devenir complètement prévisible et sans intérêt. Bref, ennuyeux. Épater votre moitié ne nécessite pas de lui offrir une croisière de luxe au large de la Toscane ou une aventure sous-marine en Méditerranée (ce qui, ces temps-ci, revient au même). On peut surprendre rien qu'en adoptant un comportement inattendu. Par exemple, un soir, concocter un bon repas bien frais, alors qu'on est d'ordinaire affilié au PSC (pizza-surgelés-chinois). Ou, un matin, décider de se laisser pousser la barbe, juste pour voir. Ou encore changer de temps en temps de look, comme passer du tee-shirt Matrix à la chemise à rayures.
Limite de l'exercice: se forcer à surprendre jusqu'à en devenir quelqu'un d'autre. Par exemple bûcheron barbu au pied marin, alors qu'à la base, on est geek imberbe adorateur de canapé.
Dans un couple, il faut partager. Davantage que sa brosse à dents. Mais pas tout non plus. S'aimer n'implique pas la transparence totale, synonyme d'ennui. Au contraire, recommandent aujourd'hui les psys, préservez du mystère. Jouez l'effet frisson. Gardez votre jardin secret. Ne révélez pas tous les détails de votre existence et certainement pas votre jolie panoplie de fantasmes. Cette touche d'opacité a, paraît-il, pour effet d'exciter.
Limite de l'exercice: en venir au mensonge, lequel est un poison mortel pour le couple car il ronge sa base, la confiance. Non au mensonge mais oui à l'omission. Ce n'est pas pareil…
Le dialogue émotionnel est fondamental pour assurer la solidité du couple. L'autre doit ressentir une confiance totale en son partenaire. Pouvoir exprimer ses émotions en toute sécurité. Savoir que, quoi qu'il dise, cela ne se retournera jamais contre lui.
Limite de l'exercice: se servir de sa moitié comme psychothérapeute. Très malsain! Ce qui met en péril une profession déjà malmenée par Doctissimo.fr et AuFeminin.com
Les conflits sont inévitables, d'autant plus avec l'arrivée d'enfants, sources de joie mais aussi de tension. Ce qui tue le couple, ce ne sont pas les conflits, c'est leur négation. Les jeter dans une casserole et mettre le couvercle dessus mène à une fermentation qui dégage rancœurs et colère. Et quand la cocotte-minute pète, ça fait mal. Mieux vaut donc les gérer de façon adulte et productive.
Limite de l'exercice: transformer son foyer en assemblée générale permanente façon mai 68 ou indignés.
On ne peut espérer vivre longtemps ensemble sans un respect véritable, c'est-à-dire l'acceptation inconditionnelle de ce qu'il est, sous tous ses aspects, même les plus obscurs.
Limite de l'exercice: confondre respect total de la personne avec acceptation aveugle de ses actes. C'est ce qui a valu pas mal de critiques à la femme de l'ex-patron d'une grande institution internationale.
Tags: couple, Frédéric Beigbeder
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Moustique du 16 mai 2012
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Beigdeber a une excuse le chagrin a briser ce qui lui restait de raison, mais les psys sont vraiment des etres depourvus de sentiment. A part chercher des excuses au dutroux and co a quoi servent ces pseudo medecin. Il y a un seul bon psy le docteur Medart mais c est un personage de Bd.
par Hobe Antoine à 29/01/2012 19:43
De l'amour physique, on passe souvent
a la tendresse, qui est quelque chose de
durable.
par heinrich à 26/01/2012 16:32
L'humour et l'autodérision me semblent également les mamelles indispensables d'une union solide et complice.
Le rire peut également anéantir les tensions. Ne pas se prendre au sérieux, ne pas envahir l'autre avec tous ses soucis en le prenant pour son déversoir personnel, arrondir les angles et puis effectivement rien de tel que la communication dans les deux sens et le souci d'aplanir ensemble les obstacles.
Etre à l'écoute de l'autre, faire de menus plaisirs. Cela réchauffe le coeur et ranime les passions.
Voilà la potion magique qui fait que la vie à deux peut avoir un goût de conte de fées.
C'est ce que je souhaite de tout coeur à tous les lecteurs de mon magazine préféré pour 2012.
par Breye à 24/01/2012 18:33
Bonjour,
Pour les personnes ayant une structure de personnalité "normale" (névrotique), l'amour est avant tout affaire de relation, et vos conseils seront les bienvenus pour préserver à celle-ci un peu de sa richesse initiale.
Toutefois, tout le monde n'est pas "normal".
Pour les personnes ayant des tendances autistiques (tous les autistes n'ont pas des troubles de l'élocution), l'amour est avant tout affaire "d'essence", c'est à dire "d'être ensemble". Dans ce cas là, l'amour est vécu comme un cadeau définitif qui durera toujours. Cependant, pour que le couple reste solide, il faut, évidemment, que les deux membres "souffrent" de la même affection...
Mais pourquoi parler de ces minorités? Ce n'est pas vendeur...
par bilciv à 24/01/2012 13:19