
Le ministre du Climat veut mettre la pression sur les pays qui ne s'impliquent pas assez dans la lutte contre le réchauffement.
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Au retour d'un sommet climatique de Copenhague aux résultats fort décevants, le ministre fédéral du Climat et de l'Energie, Paul Magnette, aurait pu plonger dans la déprime. Dès le lendemain, il rebondissait pourtant, sur le plateau télévisé de Mise au point, en proposant que l'Union européenne impose une "taxe carbone" à ses frontières pour les produits importés de pays ne faisant pas assez d'efforts dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Une position osée et certainement pas très appréciée par les chantres de l'ultralibéralisme. Ceux-là mêmes qui, à force de persévérance, ont obtenu la fin des taxes qui touchaient le blé américain, ou jadis le charbon et l'acier, lorsqu'ils entraient sur le sol européen. Ne parlons même pas des principaux pays visés par pareille mesure, la Chine et les Etats-Unis, qui ne manqueraient pas de lancer quelques représailles commerciales. Alors, cette taxe carbone: coup de sang ou coup de génie?
Quand vous parlez de lier agendas commerciaux et climatiques, qu'entendez-vous par là?
Paul Magnette. - Les produits commerciaux ne peuvent pas continuer à circuler dans le monde sans que leur "coût climatique" ne soit pris en compte, il faut des mesures de correction aux frontières. D'où l'idée d'une taxe carbone qui permettrait à l'Europe de continuer à remplir ses engagements en matière de diminution des émissions de CO2 sans que la compétitivité de ses entreprises ne soit mise en péril.
Tags: Belgique, Humour, BHV, Manhattan-Kaboul
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