
Après deux années difficiles, le défenseur du Bayern a trouvé sa place à Munich. Même si un retour au Standard n'est pas tout à fait à exclure!
| Tweet |
Ce samedi, sur la pelouse du stade Santiago Bernabéu de Madrid, Daniel Van Buyten pourrait devenir, grâce à son club du Bayern de Munich, le deuxième Belge à remporter la prestigieuse Ligue des Champions. Seul Eric Gerets avec le PSV Eindhoven, avait réussi cet exploit.
A l’image de son équipe, le natif de Chimay a disputé une saison époustouflante. En point d’orgue, les victoires en championnat puis en coupe d’Allemagne, samedi dernier. Exactement comme en 2008. Mais le cru de cette année pourrait être plus grandiose: en cas de victoire face à l’Inter de Milan, le club de Bavière réaliserait un triplé historique...
Déjà suivi par des scouts de Munich alors qu’il débutait en division 1 belge à Charleroi, à l'âge de 19 ans, Daniel Van Buyten a gravi les échelons patiemment. Successivement pilier de la défense du Standard, de l’Olympique de Marseille et de Hambourg (avec un passage éclair d’une demi-saison à Manchester City), ce beau bébé brun de 1 m 96 compte bien aujourd'hui partager son expérience internationale auprès de la génération montante des Diables rouges, en vue de l’Euro 2012. Permière date clé de cette nouvelle campagne qualificative: Belgique-Allemagne, le 3 septembre prochain. Une rencontre qu'on imagine ô combien symbolique pour Daniel.
Quoi qu’il advienne samedi à Madrid, ne vivez-vous pas votre plus belle saison comme footballeur?
Daniel Van Buyten - Au vu des résultats de l’équipe, de la régularité de mes prestations et du fait que je n’ai pas eu de pépin physique, on peut le dire, oui. Ces deux dernières années, qui ont été un peu compliquées pour moi, m’ont permis de me remettre en question. J’ai compris que je n’avais pas le choix: pour avoir ma place dans l’équipe, je devais bosser et serrer les dents pour m’imposer. Je me suis vraiment accroché et il semble que ce choix a été le bon. C’est un sentiment extraordinaire!
Ce n’est que votre quatrième saison à Munich. Ce club vous suit pourtant depuis vos débuts pro à Charleroi. Ne regrettez-vous pas de ne pas y avoir joué plus tôt?
Non, je n'y serais pas arrivé aussi bien armé. Le parcours que j’ai effectué à Marseille, Hambourg et même à Manchester m'a permis de m’étoffer. Je suis arrivé au Bayern beaucoup plus complet. Et en fin de saison, j’aurai encore deux belles années devant moi. Il n’est pas exclu que je prolonge mon contrat ici.
Et donc, d’y terminer votre carrière?
Si le club et moi continuons à nous apprécier aussi bien qu’aujourd’hui, c’est possible. Même si j’ai dit qu’un retour au Standard ne serait pas complètement exclu. Mais je ne me projette pas vraiment dans le futur. Ceci dit, cela me plairait de rester dans le foot après ma carrière. En tout cas actuellement, avec les conditions économiques, sportives et environnementales qui sont les miennes, je ne peux pas m’imaginer mieux ailleurs qu'à Munich.
Impossible de ne pas parler de votre ami Franck Ribéry (cité dans une histoire de réseau de prostitution). Comment se remet-il de ses déboires avec les médias?
Il va bien. Franck est un joueur doté d’un talent exceptionnel, qui a une hâte de disputer la Coupe du monde. Dans une épreuve aussi importante, son tempérament naturel de gagneur va reprendre le dessus. Ce sera suffisant pour qu’il se surpasse, vous verrez...
Voilà neuf ans que vous jouez à l’étranger. Vous n’avez jamais le mal du pays?
Quand on s’expatrie, forcément oui, il surgit de temps en temps. Moi, c’est surtout par rapport à la famille que je ressens un gros manque, car c’est ce qu’il y a de plus essentiel dans ma vie. Mais de manière générale, ça va. Vous savez, on trouve du Nutella partout, en Allemagne ou ailleurs (rires).
Plusieurs de vos coéquipiers s’apprêtent à rallier l’Afrique du Sud
Tags: football, Champion's League, Daniel Van Buyten, Frank Ribéry
Sélection moustique
Les plus lus
Articles récents
Moustique du 16 mai 2012
Se connecter pour ajouter un commentaire