
Une biographie non officielle lève les ultimes zones d'ombre sur le plus grand groupe rock de la planète.
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Publié - en néerlandais seulement - à l'occasion du cinquantième anniversaire du chanteur de U2, Bono 50 s'appuie sur de nombreux témoignages et sur une enquête fouillée. Même si son auteur n'a pas rencontré les membres de U2, l'ouvrage se distingue de la nombreuse littérature déjà consacrée à la formation irlandaise par son ancrage belge et sa volonté de faire la lumière sur les dernières zones d'ombre planant encore autour de U2. Morceaux choisis.
Au moment où U2 s'apprête à sortir son premier album "Boy" en 1980, Bono, The Edge et Larry Mullen Jr sont des membres assidus de Shalom, un groupuscule ultra-religieux - considéré par certains comme une secte - qui organise des lectures quotidiennes de la Bible et prescrit des codes très stricts à ses adeptes. Alors que le bassiste Adam Clayton profite de la gloire naissante de U2 et que leur manager Paul McGuinness nourrit déjà de grosses ambitions, le reste du groupe hésite à aller plus loin. The Edge annonce son intention de renoncer à U2, car les activités d'un groupe rock and roll seraient incompatibles avec sa mission au sein de Shalom. Bono lui répond: "Si tu pars, je te suis." Le groupe se sépare quelques jours avant que Larry Mullen ne décide de se retirer de Shalom, un geste qui ramènera finalement The Edge à la raison. Ouf!
C'est aux Pays-Bas et en Belgique que U2 donne ses premiers concerts en dehors de l'Irlande. Le 18 octobre 1980, le groupe se produit au Klacik, une boîte branchée située chaussée de Saint-Job à Uccle. Le ticket coûte 220 francs belges (5,50 €) et donne droit à une boisson gratuite. U2 est programmé à minuit. Il joue plusieurs extraits de "Boy" qui n'est pas encore sorti chez nous ainsi que son single "11 O'Clock Tick Tock. "On avait signé le groupe sur foi de ce 45 tours qui était réalisé par Martin Hannet, le producteur de Joy Division", rappelle Christian Verwilghen, co-organisateur de ce concert avec Philippe Kopp. Après le set, U2 est prié de dégager illico. "Le patron voulait ouvrir la boîte aux clients. Le groupe a quasi été jeté à la rue avec son matériel. U2 a repris la malle de nuit pour l'Angleterre", peut-on encore lire dans l'ouvrage de Bart Steenhaut.
Bono perd sa mère à l'âge de 14 ans. S'ensuivra un traumatisme profond qui se ressent aussi bien dans l'œuvre du groupe que dans les performances scéniques de son chanteur. "Des chansons comme I Threw A Brick Through The Window ou Mofo (sur l'album "Pop") évoquent clairement l'absence de sa mère", note Bart Steenhaut. "Bono évoque souvent sa maman dans ses chansons alors qu'il faudra attendre la mort de son père pour qu'il en parle avec l'album "How To Dismantle an Atomic Bomb". Par ailleurs, Bono a toujours déclaré dans ses interviews qu'il avait développé son jeu de scène extravagant et ses qualités de performer pour combler un vide créé par la disparition de sa mère. U2 n'aurait jamais été U2 sans la religion et la mort de la mère de Bono."
Si "The Joshua Tree" (1987) est considéré comme le classique des classiques de U2, "Achtung Baby" (1991) est sans aucun doute leur album charnière. "Par son côté expérimental, "Achtung Baby" marque une cassure avec tout ce que U2 a proposé avant. Ce ne sera plus jamais le même groupe. Plus important encore, Zoo TV, la tournée mondiale qui suit la sortie d'"Achtung Baby", voit U2 réinventer le concept même de stadium rock avec une mise en scène aussi moderne qu'époustouflante. Quand vous revoyez les images des concerts de "Rattle And Hum", vous avez l'impression d'être plus de dix ans en arrière, alors que deux années séparent seulement ces tournées."
Avec le passage de Que
Tags: U2, Bono, The Edge, Larry Mullen
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