
Un jour ou l'autre, l'idée nous taraude. Justement, 2011 devrait être une bonne année pour changer de boulot.
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Un travailleur belge sur cinq voudrait changer de job. Chez les moins de 35 ans, ce serait même un sur trois! Voilà le résultat d'une récente étude menée par l'agence d'intérim Tempo-Team. Les raisons invoquées par les candidats au changement? L'espoir d'un meilleur salaire, le plus souvent (39 %), des opportunités de carrière (16 %) et d'évolution (15 %), mais les trajets domicile-travail (12 %) ont aussi leur rôle à jouer. Pas étonnant quand on sait que nous passons en moyenne 75 minutes par jour en trajets pour aller et revenir du travail (voir p. XX). Quant à l'ambiance morose au bureau, elle est citée par 7 % de ceux qui veulent s'en aller. Compréhensible après une période de crise où les conditions de travail ont été de plus en plus harassantes et où, selon une enquête Vacature, 41 % des salariés ont vu au moins un collègue se faire licencier entre juillet 2009 et janvier 2010.
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Et vous? Peut-être envisagez-vous de changer de boulot depuis longtemps. De toute façon, vous savez que l'exigence de flexibilité vous poussera à le faire, un jour ou l'autre. Que votre envie de voir ailleurs vous démange pour 2011 ou pour plus tard, voici les précieux conseils de nos experts en gestion de carrière. Ils vous aident à faire le point en sept questions.
• Etes-vous prêt à changer?
Tous les travailleurs ont des hauts et des bas de motivation. "Mais si, pendant six mois, perdure l'impression qu'on ne s'enrichit plus, qu'on s'ennuie, qu'on n'apporte plus rien à l'équipe, il est temps d'envisager un changement, dit Christine Thioux. Il faut alors analyser votre objectif de carrière pour les années à venir. "D'abord, identifiez votre profil de carrière, votre bagage, conseille Jean-Philippe Mulders. Ensuite, faites une analyse sur vos compétences, vos motivations et intérêts. Troisièmement, analysez votre personnalité, vos valeurs et vos priorités. En gros: Qui suis-je? Quelles sont mes compétences? Où vais-je? Une fois que vous saurez précisément ce que vous voulez, vous vous rendrez peut-être compte que vous pourriez l'avoir dans le service d'à côté ou ailleurs avec une autre formation."
• Quel est le meilleur moment?
"Avant la lassitude, dit Christine Thioux. Trop souvent, on attend d'être au bout du rouleau pour partir", ajoute-t-elle. On a l'impression d'avoir déjà exprimé son ennui ou ses problèmes relationnels et de ne pas avoir été entendu, souvent parce qu'on ne l'a pas fait dans un cadre formel. "On change alors sans être bien préparé, pour de "mauvaises" raisons, négatives, parce qu'on n'a pas anticipé et réfléchi à ce qui pouvait nous attirer dans cette boîte ou dans une autre." Mieux vaut anticiper et penser au changement quand tout va encore bien.
• Bouger, mais vers quoi?
"La première question à se poser est souvent: puis-je changer en interne?", poursuit Christine Thioux. Dans ce cas, votre patron ou les ressources humaines peuvent vous aider. Parfois, c'est l'équipe ou l'entreprise elle-même qui pose problème. Si vous pensez quitter votre société, est-ce pour refaire le même métier ailleurs ou pour changer d'orientation? "Le changement complet de métier fait en général suite à un licenciement, dit Christine Thioux. C'est toujours un risque, et l'on attend d'y être forcé." Par ailleurs, le licenciement s'accompagne souvent d'un "package" de plusieurs mois de salaire qui offre la sécurité nécessaire à une nouvelle formation ou à la mise en place d'une activité d'indépendant, de plus en plus fréquente, même chez les jeunes. Dans les deux cas, il faudra apprendre ce nouveau métier.
"Il n'existe que quelques secteurs où le talent permet de se passer de diplôme ou d'expérience, dit Thierry Lesenfants. Pour un profil de commercial (sauf technique), tout ce qui nous intéresse, c'est l'aptitude à la vente." De même, pour travai
Tags: travail, chomage, formation
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