The Voice: Le tube de l'hiver

Quentin Mosimann
accueil21/02/2012 08h34Harold Nottet

On en perdrait  presque la voix. Malgré des talents en or et une production ultra léchée, ce  télécrochet n’aurait pas fait long feu sans son jury au top.

Ce n’était  pourtant pas gagné... Et lorsque la RTBF a annoncé sa composition, on avait déjà envie de zapper. Mise à part Lio qu'on savait capable d'assurer le show, il faut bien avouer qu’on ne misait pas grand-chose sur le trio composé de la revenante B.J. Scott, d’un groupe Joshua amputé d’un membre et du «phénomène» Quentin Mosimann.

La goutte d’eau! Ex-candidat de la Star Academy, le passeur de disque franco-suisse est pourtant l'heureuse surprise de The Voice Belgique. Sans prétention et doté d’un sens assez développé de l’autodérision, il se révèle même aux antipodes de son look de boys band. L'homme est un vrai musicien doublé d'un showman capable de belles impros. Quentin Mosimann est sans conteste le petit plus inattendu du recrutement opéré par la RTBF. En surfant sur les nouveaux médias et le succès du DJ chanteur auprès de sa communauté de jeunes téléspectateurs, la chaîne a renoué providentiellement avec une cible jeune qui avait clairement déserté ses antennes. Alors, avant de découvrir le premier live et ses guest stars Laura Pausini (mwouais…) et Charlie Winston, voici le casting de la phase finale. Et on commence tout naturellement par MONSIEUR Quentin Mosimann…

Alors Quentin, heureux?
Quentin - Franchement, je m’attendais à une bonne petite émission de télé un peu différente des autres parce que basée sur des codes plus authentiques. Mais là… Il y a de vrais talents, l’émission a du rythme et est agréable à regarder. Même sur la longueur, elle ne devient pas soulante comme les autres trucs du genre.

Avez-vous conscience que la composition du jury a de prime abord déçu le public?
C'est très subjectif et très humain. On commence toujours par critiquer avant de savoir. Je suis le premier à fonctionner comme ça. Mais il faut aussi laisser une chance et juger sur pièce, ce que le public a fait!

Vous avez souffert d'un manque de légitimité, non?
C’est tout à fait compréhensible car je suis jeune et je n'en tiens pas rigueur. Je suis dans la position la plus délicate car je viens d'une téléréalité. Il faut donc que j'en fasse deux fois plus pour mériter ma place. Quand vous savez que les gens risquent de vous détester, vous bossez!

Vous n’avez pas peur en tout cas…
La plus grande qualité chez un artiste est d'avoir conscience de ce qu'on est. Savoir où se situer par rapport au public, au marché du disque ou aux médias. J'ai des tonnes de défauts mais je pense sincèrement que je n’ai pas celui-là. La critique, ça me donne juste envie de progresser.

Votre cote de popularité a-t-elle grimpé depuis le début de l’émission?
J'ai reçu de nombreuses propositions pour jouer dans des clubs et des festivals en Belgique. Mais il y a encore des portes fermées… Je rêverais par exemple de jouer à la Tomorrowland! Je me produis déjà dans des festivals similaires en Allemagne, en Norvège ou en Italie mais je n'ai pas encore accès à celui-là en raison de mon étiquette Star Academy.

Justement, vu la difficulté du marché actuel, n’êtes-vous pas trop sympa avec les candidats?
C’est parce que mes critiques sont coupées au montage! Plus sérieusement, c’est pas évident. Quand vous dites à un homme de 35 ans que sa voix n’est pas dingue et qu’il vous répond que dans la vie, il est professeur de chant, c’est dur…

Mais vous avez aussi votre propre coach. Quel est son rôle exactement?
Tara McDonald fait un boulot de dingue. Elle coache les candidats, leur envoie tous les sons et pense même à leur prendre des pastilles pour la gorge! Une vraie maman. Tara n'est pas très connue en Belgique mais quand je fais des interviews à l'étranger, ils ne comprennent pas pourquoi c'est elle mon assistante et pas l'inverse!

A quoi doit-on s’attendre lors de cette dernière phase?
A du très grand show! Il y aura 13 musiciens, des choristes, des danseurs, des guest stars,… C’est là qu’on verra que l’émission renoue vraiment avec des valeurs musicales.

Quels serait les ajustements à apporter dans le futur?
La seule faille que j’ai trouvée, c’est nous…. Parce nous endossons à la fois le rôle de coach mais aussi de juré. Prendre soin des candidats et les éliminer ensuite est une tâche assez cruelle. J’en ai pleuré! Sinon, faire intervenir l'avis du public plus tôt rendrait sans doute les duels d’autant plus dynamiques.

La téléréalité n'a finalement engendré que peu de chanteurs. Pourtant, talents et parents continuent à y croire...
Quand je vois comment certains pères s'emballent pour leur fils ou leur fille, ça me fait flipper! Ça reflète parfaitement notre société de consommation. Mais le temps que le public s'attache à un talent, il y aura déjà une nouvelle émission. Je n'en parle pas avec eux face caméra car je ne voudrais pas plomber l'audimat mais je leur répète souvent qu'ils n'ont fait que 1% du chemin. C'est bien de se faire manager par ses parents mais ils ne sont jamais objectifs. Ce ne sont pas eux qui vont remplir les salles…

A gagner: 2 places pour le premier live: Participez!

 

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