Premier concert : Kinshasa, émotion intense

Premier concert : Kinshasa, émotion intense
accueil28/05/2010 14h00

 Salle assise, écran géant qui bloque la rue, entrée uniquement sur invitation, sécu de tshege, quelques expats, une chaleur étouffante, éclairage au néon et surtout un trac qui ronge comme un ténia.

Salle assise, écran géant qui bloque la rue, entrée uniquement sur invitation, sécu de tshege, quelques expats, une chaleur étouffante, éclairage au néon et surtout un trac qui ronge comme un ténia.

La présence inattendue de Moise sur Karibu ya bintou, un début de concert en diesel, une version de 'cha-cha' avec Royce calquée sur celle du disque, Olga danse fantastiquement bien le mutuashi sur 'la mère'.

C'est justement sur ce troisième titre que le concert a presque foiré... Presque… En démarrant le titre, je dédis dans un élan d'émotion qui faisait écho à une discussion d'avant concert avec Dizzy, ce titre à Dizzy qui revoyait sa mère après 23 ans.

Le regard furtif plein de buée qu'il m'adressa me fit perdre le fil de mes pensées, de mon rap, du rythme. Le morceau est parti en vrille et l'émotion a gagné la salle autant que la scène. Il nous a fallu 2 titres pour nous reconcentrer sur le sujet et reprendre le contrôle des opérations.

Didier (bassiste/chef d'orchestre) avait des doutes sur la réception kinoise de Karibu mais ce fut de loin la meilleure version que l'on a jouée. Puis, sur l'intro de Congo... Le silence dans l'audience était tellement intense, respectueux, presque solennel que j'en ai à nouveau perdu mes mots dans le dernier paraphe. Et on a livré un 'tout ceci ne vous rendra...' avec le chorus de toute la salle. Il a eu une vraie communion pour garder un terme journalistique.

Instant suspendu…

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