Sport

Jacques Borlée: « Des affaires comme Froome, on en a ras-le-bol »

Jacques Borlée, père et entraîneur d'Olivia, Dylan, Jonathan et Kevin Borlée, attend plus des responsables politiques pour le développement du sport dans notre pays. « Nous devons être plus ambitieux pour viser le top mondial. »

Dans le cadre de notre grande rétrospective des événements de l'année à découvrir le 27 décembre, Jacques Borlée est revenu sur les résultats des Belges dans les grandes compétitions sportives...et a réagi à l'affaire Froome.

Que vous inspire cette actualité récente qui touche le cyclisme ?

JACQUES BORLÉE - Des affaires comme celle de Froome, on en a ras-le-bol. Il faut des sanctions plus importantes, même d'une dureté incroyable. Il faut arrêter la triche dans le sport pour permettre à tous les sportifs qui travaillent quotidiennement et qui sont "clean" de continuer à s'investir dans leur passion et à en récolter les fruits.

Que pensez-vous de l'échec du dossier du stade national ? 

J.B - Il est incompréhensible qu'une ville de plus d'1 million de personnes comme Bruxelles n'arrive pas à avoir des infrastructures de qualité ou un centre d'excellence. On est trop dans le repli sur soi. Aujourd'hui, le monde politique ne sait plus s'entendre sur des projets d'envergure et cohérents. Les efforts doivent se concentrer vers plus d'excellence et une formation de qualité à tous les niveaux. Le sport possède un vrai rôle d'intégration, de vie sociale pour les jeunes et les parents et aussi de vie économique. Chaque week-end, il y a plus de 3 millions de personnes qui font du sport dans notre pays. Ils méritent des infrastructures et un encadrement de qualité. »

L'année sportive a vu la Belgique récolter (Hockey masculin-féminin, basket féminin, Coupe Davis, Goffin, Judo...) beaucoup de secondes ou de troisièmes places ou même des quatrièmes. Pas loin du top donc sauf des exemples comme Nafi Thiam. Que manque-t-il à nos sportifs ? 

J.B - Pour apprendre le top, nos coaches ne doivent pas hésiter à rencontrer à l'étranger d'autres coaches du top et à s'entourer de personnes qui poussent à l'excellence. On ne peut se contenter de nos résultats. En hockey, nous avons la chance d'avoir des dirigeants très compétents et intelligents. Nous pourrions aller plus loin dans d'autres sports si la formation et la volonté politique y étaient plus présentes ».

Retrouvez le reste de son interview dans le Moustique Spécial rétrospective du 27 décembre. 

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