Rock'n'roll

Les 5 albums majeurs de Johnny Hallyday

La Génération Perdue (1966)

Huitième album studio de Johnny Hallyday, La Génération Perdue marque un tournant pour le chanteur qui quitte la vague yéyé, durcit le ton et enfonce le clou. Enregistré à Londres avec des musiciens anglo-saxons dont Mick Jones, futur Foreigner. Ce disque abrite notamment Noir C’est Noir, qui est publié après une tentative de suicide de Johnny. Outre la plage titulaire, on y trouve aussi une reprises des Beatles (Got To Get You In My Life qui devient Je Veux Te Graver Dans Ma vie), le très psychédélique Don’t Need Nobody ainsi que Cheveux Longs et Idées Courtes, réponse aux cinglantes Elucubrations d’Antoine. Un disque qui montre un Johnny désabusé et rebelle.

Derrière L’Amour (1976)

La pochette ne peut mentir sur la période où ce disque a été enregistré, de même que les arrangements très « variétés » signés Jacques Revaux. Mais c’est aussi le disque qui engrange ses plus incontournables de son répertoire scénique. Requiem Pour Un Fou, Gabrielle et Derrière L’Amour (sune musique signée Toto Cutugno). Inspiré du très violent Straw Dogs de Sam Peckinpah (1971, avec un Dustin Hoffman), Les Chiens De Paille créera la polémique. Long Chris adapte avec beaucoup de classe Don’t Play Rock Your Rock And Roll To Me qui devient Joue pas de rock and roll pour moi. Morceau choisi : « tu oses parler de ton retour et de nos souvenirs avec une voix qui grince comme un 45 tours usé ». ça c’est du texte…

Rock And Roll Attitude (1985)

Johnny confie les clefs de la maison à Michel Berger qui a l’intelligence d’écrire une poignée de chansons autobiographique. Sur le mode « poor lonesome rocker » le titre Le chanteur abandonné est un petit chef-d’œuvre. Toujours grâce à Berger, les ventes des ouvrages de Tennessee Williams vont exploser dans les Fnac. Introduite par sa compagne de l’époque Nathalie Baye, Quelque Chose de Tennessee était une commande de Johnny à Berger suite à la lecture de La Chatte sur un Toit Brûlant, œuvre qui a particulièrement marqué Hallyday.

Gang (1986)

Après Berger, c’est à Jean-Jacques Goldman qui soigne particulièrement Johnny sur l’entièreté d’un disque. Selon une légende bien entretenue, les paroles de plusieurs chansons auraient été écrites avant que Johnny n’en fasse la demande. Avec L’Envie, J’oublierai ton Nom (en duo avec la chanteuse anglaise Carmel), Laura (sur sa fille Laura Smet) et bien sûr Je Te Promets, Gang domine les charts. Sr scène, Norbert « Nono » Krieg, le guitariste du groupe de metal français Trust, se fait un plaisir de balancer des riffs incandescents à ce nouveau répertoire. Un carton.

Live Palais des Sports 1967 (1967)

Johnny est le spécialiste des albums live. Cet enregistrement de 1967 est déjà son quatrième enregistrement en public. Pourquoi celui-ci plutôt qu’un autre ? On y sent la folie incontrôlable du public, les cuivres claquent comme les disques de la Stax et le répertoire est 100% rock and roll avec des versions de Lucille, Hey Joe, Noir C’est Noir, de Psychedelic ou encore de Jusqu’à Minuit. Mick Jones, le futur Foreigner est à la gratte est c’est explosif.

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