Télévision

Y a-t-il un médecin dans l’hosto?

3

Dans Burning Out, dans le ventre de l’hôpital, c’est le personnel soignant qui est malade. Et sert de sujet pour parler du burn-out.

Le travail c’est la santé, dit l’adage. Pas pour les 80.000 Belges qui, selon l’INAMI, souffriraient du mal du siècle: le syndrome d’épuisement professionnel (plus communément appelé burn-out). Malgré sa fréquence, la maladie suscite toujours le scepticisme, il se trouve encore des personnes pour y voir du carottage, de la paresse ou des prétextes à congé. Jérôme le Maire, cinéaste, a choisi de nous montrer comment le boulot mine. Pour ce faire, il a posé, plusieurs mois durant, ses caméras dans l’unité chirurgicale d’un hôpital parisien où de nombreux cas se sont déclarés. Pourtant le lieu est hypermoderne et orchestré à la baguette. 14 salles d’opérations, en ligne, pratiquent chacune jusqu’à 10 interventions par jour. Tout a été organisé. Tout, sauf l’humain. Le personnel médical implose. Pression, stress chronique, cadences, c’est la structure qui rend malade ses agents et ce, à tous les échelons.

Avec le recul de l’écran, le côté pathogène du lieu ne fait aucun doute… Il rappelle, aussi, pas mal d’entreprises. On assiste, en live, aux méfaits d’une société productiviste. Le résultat – le documentaire – est remarquable, car il nous plonge dans une réalité qui dépasse les fictions télé. Burning Out, dans le ventre de l’hôpital a d’ailleurs déjà été sélectionné dans 15 festivals internationaux. Ce 14 septembre sur La Trois, le film sera suivi d’un débat. Julie Morelle a en effet réuni des spécialistes de la question, praticiens de terrain, sociologue, responsable RH ou philosophe. On entendra aussi le témoignage de malades. De quoi élargir les points de vue.

Les sites de L'Avenir Hebdo SA utilisent des cookies. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ? Plus d’infos Masquer cette notification